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Savoir intégrer les savoirs : le cas des haies anti-érosives au Burundi

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Geneviève Laroche : Université Laval

Résumé de la communication

Pour faire face au problème majeur de l'érosion hydrique sur les collines du Burundi, les autorités gouvernementales et plusieurs organisations non gouvernementales sont associées dans des projets visant à implanter des rangées d'arbres et d'arbustes sur les collines cultivées de façon à freiner le processus d'érosion. Or, malgré des années d'efforts de la part des acteurs en présence et une implication massive de la population locale, les haies sont tôt ou tard partiellement ou totalement détruites, et ce souvent sous l'action même des agriculteurs. Comment expliquer un tel non-sens ?

La littérature fait état de l'importance de l'intégration des savoirs des agriculteurs dans les projets de développement pour assurer leur durabilité. Nous basant sur ces constats, nous avons mené en 2010 une enquête exploratoire dans trois communes de la province de Ngozi pour comprendre comment le processus de communication entre les agents de projet et les agriculteurs avait pu influencer l'intégration des savoirs des agriculteurs dans le projet. Notre étude fait ressortir l'importance pour les gestionnaires de prévoir une implication des populations en amont des projets et des structures, ainsi que des modes d'évaluation souples permettant l'adaptation des objectifs et des impératifs du projet aux réalités vécues par les bénéficiaires.

Résumé du colloque

Cette activité vise à mettre en lumière les modes de gestion de projets de développement international axés sur la participation, l’appropriation et la prise en charge locale et régionale. Les présentations et discussions permettront d’identifier des pratiques pouvant favoriser le développement et la participation des communautés afin d’améliorer les conditions de vie des individus.

Le colloque souhaite offrir une plate-forme d’échanges et de discussions où les chercheurs, les étudiants et les praticiens intéressés par la gestion de projets en développement international peuvent partager leurs expériences sur le terrain et discuter des voies d’avenir dans le domaine.
Les objectifs principaux de la rencontre sont :

- Identifier des moyens pouvant favoriser l’intégration des paysans et des groupes marginaux de la population dans les processus d’élaboration des projets de développement internationaux.
- Analyser les approches d’évaluation participative dans les processus de gestion, monitoring et suivi des projets.
- Favoriser le réseautage entre chercheurs, étudiants et praticiens impliqués dans la gestion de projets de développement international.
- Augmenter la visibilité des travaux de recherche portant sur la thématique de la rencontre.

Voici quelques-unes des questions qui seront approfondies :
- Comment les organismes locaux et internationaux réussissent-ils à intégrer des populations cibles (i.e., paysans, femmes, familles, communautés, etc.) dans le processus d’élaboration (planification, gestion, monitoring et évaluation) de projets de développement?
- Quelles sont les approches participatives privilégiées par les organismes locaux et internationaux durant la gestion (le monitoring et le suivi) et l’évaluation des projets ?
- Quels sont les potentiels et les limites de l’approche du développement géré par les communautés (Community driven development) ?
- Comment lier les objectifs de projets de court terme à une stratégie de développement durable selon la perspective des communautés impliquées?

Contexte

section icon Thème du congrès 2013 (81e édition) :
Savoirs sans frontières
section icon Date : 7 mai 2013

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