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Stratégies autochtones de réappropriation du territoire : de la voie consultative à la voie juridique — Étude exploratoire auprès des Mi'gmaq de Listuguj

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Audrey Fournier : UQAR - Université du Québec à Rimouski

Résumé de la communication

Sur la base d'enquêtes qualitatives conduites en 2011-2012, notre communication réfléchi le rapport des Mi'gmaq de Listuguj à ces processus collaboratifs. Elle explore les liens entre leur participation, ou non, à ces processus, et l'évolution de leur stratégie politique de réappropriation du territoire. Nos recherches montrent, qu'au fil des ans, les Mi'gmaq se sont impliqués dans divers processus consultatifs ayant connu des dénouements inégaux. Si certains leur ont donné un plus grand accès au territoire et davantage de pouvoir décisionnel, d'autres y ont toutefois échoué. Il est donc pertinent d'étudier, de façon diachronique, les liens entre l'issue des processus consultatifs et l'adoption, par Listuguj, de certains types de stratégies politiques. Comment interpréter le refus des Mi'gmaq de participer à certains processus consultatifs? Leur utilisation du droit en tant qu'outil politique, est-elle une réponse à l'échec des processus de consultation à leur redonner plus d'autonomie gouvernementale? Des décisions de la Cour suprême obligent aujourd'hui la Couronne à consulter les Autochtones sur les questions touchant à leur territoire. Cette jurisprudence vient ouvrir un espace consultatif entre les Premières nations, l'État et l'Industrie dans la gestion des ressources naturelles et fait éclore une diversité de processus participatifs aux structures variées. Mais quelle part du pouvoir décisionnel les Autochtones peuvent-ils réellement atteindre à travers ces processus?

Résumé du colloque

L'étude de la participation des Premières nations dans le secteur forestier canadien a connue des avancées considérables au cours de la dernière décennie. Un nombre important de publications documentent maintenant la diversité des formes que peut prendre cette participation. Elles documentent les défis et les opportunités qui lui sont associés, de même que plusieurs dynamiques sociales observées au sein même des processus par lesquels les communautés autochtones entrent dans une collaboration négociée avec d'autres acteurs du milieu forestier. Cette masse critique d'études de cas étant atteinte, de nouvelles possibilités d'études comparatives s'ouvrent maintenant aux chercheurs. Les processus de participation des Premières nations dans la gestion des forêts n'existent pas indépendamment les uns des autres. Les transferts des connaissances et des expériences entre les Premières nations, la rétroaction entre les mises en œuvre concrètes de processus participatifs et les cadres légaux et institutionnels dans lesquels ils existent, de même que le cumul des expériences positives et négatives font en sorte qu’il est impératif de penser les processus dans leurs interrelations et dans le temps. Les participants au présent colloque s’intéresseront à mieux comprendre ces articulations à partir de matériaux empiriques détaillant l’évolution des formes de participation pour une communauté ou une nation donnée, ou encore en traitant des rapports qui existent entre divers processus contemporains dans lesquels cette communauté ou cette nation est impliquée. Il sera, en outre, question des processus consultatifs, de la cogestion, de la certification forestière, de l’entrepreneuriat autochtone dans le secteur forestier et des processus juridiques de revendication et d’affirmation des droits des Premières nations en matière de gouvernance territoriale.

Contexte

section icon Thème du congrès 2013 (81e édition) :
Savoirs sans frontières
section icon Date : 7 mai 2013

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