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Clémence Dallaire : Université Laval
Le rôle des connaissances scientifiques dans le jugement clinique estsouvent peu explicité au profit des données cliniques de la situation.Or, dans la formation d'un jugement clinique si l'observation etla collecte de données sont importantes, on peut se demander si unjugement clinique est possible dans l'ignorance ou l'absence deconnaissances scientifiques?
La présentation s'inspirera d'un concept épistémologique que Popperqualifie « d'optimisme épistémologique », soit une représentationque l'homme peut discerner le vrai et accéder à la connaissancescientifique, optimisme qui a fait naître la science et la techniquemoderne. Mon intention est de montrer que le jugement clinique nepeut se dispenser de la connaissance scientifique disponible dansl'évaluation des situations cliniques.
Ainsi, le rôle des observations et données cliniques particulières àune situation et celui des connaissances scientifiques plus généralesdans le jugement clinique seront abordés en s'appuyant sur l'apportde la philosophie des sciences de façon à montrer comment ils sontindispensables à une offre de soins infirmiers humains.
La Faculté des sciences infirmières de l’Université Laval désire organiser un colloque sur le thème de « Théorie, science et pratique infirmière : rétrospectives et nouveaux horizons », et ce, en collaboration avec les autres universités francophones. Ce colloque souhaite accorder une place particulière à la réflexion, à la discussion et à la critique concernant le développement et l’intégration de nouvelles théories qui favorisent les pratiques de soin humain dans les sciences infirmières.
Tous reconnaissent l’apport de la théorie pour l’avancement de la science et de la pratique infirmière. Un développement disciplinaire des plans théoriques et conceptuels a certes été réalisé entre les années 1970 et 1990, mais le rôle des modèles et théories a été remis en question au cours des dernières années. Pour certains, peu de développement théorique novateur a eu lieu, mis à part l’intégration de quelques courants de pensées en sciences sociales, tels que le poststructuralisme ou le postcolonialisme, ou en philosophie essentiellement analytique, tels que le réalisme ou le pragmatisme.
Ce colloque offre l’occasion d’aborder le rôle de la théorie dans la production des savoirs infirmiers et dans le développement de la discipline infirmière. Nous croyons le moment venu de soulever certaines questions telles : 1) Existe-t-il de nouvelles voies théoriques en sciences infirmières susceptibles de contribuer au développement et à l’amélioration de la pratique du soin humain ? 2) Si oui, de quelle façon ces nouveaux éléments contribuent-ils à l’avancement de la science et de la pratique infirmières ? 3) Quels sont les enjeux soulevés par ces nouveaux apports et que peut-on entrevoir pour l’avenir ?
Nous souhaitons convier des conférenciers et conférencières nationaux et internationaux, professeur(e)s et praticien(ne)s, ainsi que des étudiantes des premier, deuxième et troisième cycles à partager, échanger et discuter ces questions.
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