Veuillez choisir le dossier dans lequel vous souhaitez ajouter ce contenu :
Membre a labase
Antonin Montané
La cartographie hydrogéomorphologique (HGM) est utilisée en France pour la réalisation d'Atlas de Zones Inondables. Cette méthode fondée sur l'étude géomorphologique des
cours d'eau a longtemps été considérée comme expérimentale et sans légitimité jusqu'à ce que les inondations meurtrières des années 1990 dans le Sud de la France montrent que les concepts de lits majeurs géomorphologiques étaient pertinents.
Nous proposons de montrer comment la cartographie HGM est utilisée règlementairement en France et nous présenterons des améliorations techniques et règlementaires possibles pour faire de cette cartographie une composante de l'aménagement durable des zones inondables.
Le Modèle Numérique de Zone Inondable (MNZI) est le résultat de la soustraction entre un Modèle Numérique de Terrain (MNT) et un Modèle Numérique de Ligne d'Eau (MNLE). Il correspond aux hauteurs d'eau qui remplissent entièrement le lit majeur hydrogéomorphologique et présente un intérêt sur le plan règlementaire puisqu'il fournit une cote pour une crue extrême et permet également une meilleure communication des résultats auprès du grand public.
Notre travail sur l'adaptation de la cartographie HGM au Québec porte sur deux points : trouver des solutions de zonage règlementaire en complément du 0-20 ans et du 20-100 ans, dans la continuité du travail mené par l'UQAR, et étudier la correspondance entre la cartographie HGM et une crue historique (rivière Richelieu), qui est nécessaire pour la rendre égitime.
La participation des citoyens dans la gouvernance territoriale et l’ouverture des processus décisionnels sont des conditions sine qua non à la gestion durable des territoires. Les risques, et particulièrement les catastrophes, sont de véritables vecteurs d’innovation sociale. En effet, les recherches montrent que les citoyens innovent à la lumière de sinistres qu’ils ont vécus, et ce, afin de rendre sociétés et territoires moins vulnérables.
Ainsi, la politique de sécurité civile prévoit de nombreuses mesures pour répondre à des sinistres. Dans la pratique, des insuffisances apparaissent au grand jour à chaque fois qu’un évènement survient. Ces lacunes ne peuvent être prévues dans toutes les dimensions de gestion des risques par les outils réglementaires, ce qui pose la question de la prise en compte de la perception de l’ensemble des acteurs, notamment ceux qui vivent le risque.
Les catastrophes servent alors de point de départ à une amélioration de la règlementation en matière de gestion des risques naturels. Elles apportent de nouveaux enseignements sur l’intensité, voire l’occurrence de l’aléa en amont, et dans certains cas identifient de nouvelles expériences rendant la société plus résiliente. Ce cadre réglementaire qui régit la sécurité des individus et de leurs biens est donc appelé à être constamment mis à jour.
Titre du colloque :