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Isabelle Van Pevenage : CREGÉS - Centre de recherche et d'expertise en gérontologie sociale
Depuis le tournant des années 1980, la question des solidarités familiales suscite un intérêt marqué tant sur la scène scientifique que politique. L'extrême polysémie de ces notions de « solidarité » et de « solidarité familiale » contribue cependant au maintien de zones floues dans l'interprétation que l'on peut faire des diverses dynamiques de solidarités. Il en est ainsi notamment à propos de la notion de proximité. Parler de solidarités, c'est en effet parler de proximité, concrète ou symbolique, entre les individus. La dynamique des solidarités familiales suppose trois éléments distincts, à savoir a) l'existence d'un entourage concret, d'une « structure » familiale donnée; b) une « proximité » minimale entre les membres de cet entourage; 3) la mise en œuvre concrète d'échanges de biens et de services sur le mode d'une réciprocité à long terme traversant les générations. C'est le deuxième élément, le concept de « proximité » en lien avec le troisième élément, les échanges concrets, que nous discuterons dans cette communication. Sur base des données de l'enquête « Biographies et solidarités familiales au Québec », les questions que nous posons sont les suivantes : une fois située la structure de l'entourage comme bassin minimal d'opportunités, dans quelle mesure ces différents indicateurs de « proximité » se combinent entre eux ? Par ailleurs, dans quelle mesure ces diverses proximités au sein des familles sont-elles associées à des échanges d'aides concrètes?
Les nouvelles configurations familiales occidentales dissocient conjugalité et parentalité, redéfinissent la filiation et contestent l’hétérosexualité : l’institution familiale se redéfinit de fond en comble. Il s’agit à la fois d’une « révolution silencieuse des recompositions familiales », d’une redéfinition des rôles de chacun au sein de la famille, adultes et enfants, d’un réaménagement des rapports entre les familles et la société. Cette mutation rend obsolètes les anciens modèles d’interprétation et d’intervention au point de susciter de sérieux questionnements sur l’adéquation du concept même de famille. Le fossé entre l’idéal familial et la réalité domestique se creuse : à titre d’exemple, le nouvel idéal de liens familiaux électifs est-il véritablement ancré dans la réalité des familles? Par ailleurs, la mobilité intrafamiliale est à l’ordre du jour : un enfant peut avoir, successivement ou concurremment, plusieurs parents, dans des unions à géométrie variable, qui s’occupent de lui et/ou qui lui ont donné la vie. De telle sorte que les aspects biologiques, sociaux et juridiques de la filiation ne coïncident plus toujours. La délocalisation crée également de nouvelles dynamiques, qu’il s’agisse d’adoption internationale, de mobilité internationale de l’aide domestique, ou de familles internationales dont la quotidienneté est rendue possible grâce aux nouvelles technologies. Notre colloque portera sur le thème des nouvelles familles et de la transformation des interventions familiales.
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