pen icon Colloque
quote

Éducation non formelle et médiations écrites dans les musées

JL

Membre a labase

Jason Luckerhoff : UQTR- Université du Québec à Trois-Rivières

Résumé de la communication

Pour étudier la vulgarisation scientifique à l'oeuvre dans les musées, Jacobi (1990) propose de la séparer du champ de l'éducation dite formelle. Il privilégie le terme « éducation non formelle » à celui de « éducation informelle » pour éviter la connotation négative (désorganisée, non structurée) associée à la traduction de informal education. Le fait d'écrire pour être compris par le public profane ou, plus simplement, pour le non spécialiste suscite toujours débats et polémiques, surtout si on considère le musée comme une instance éducative vouée à la diffusion et au partage de la culture plutôt que comme un gardien de ce qui est collectionné et préservé. Jacobi se demande s'il est possible, dans le processus de vulgarisation scientifique, de ne pas appauvrir, simplifier, dégrader et même dénaturer la science que l'on prétend vulgariser ? De la même façon, est-il possible de rendre accessibles les savoirs en histoire de l'art ? Ceux-ci sont-ils voués à demeurer hors de portée des non spécialistes ?

Résumé du colloque

Depuis une vingtaine d’années, les chercheurs en éducation muséale tentent d’évaluer l’effet de l'action éducative des musées sur l'apprentissage. Les résultats montrent la multiplicité des paramètres à considérer pour appréhender les raisons de cet effet. Certaines recherches menées à ce jour se fondent sur le Modèle didactique d’utilisation du musée à des fins éducatives. Dans ce modèle, le sujet est le visiteur, l’objet est le programme éducatif et toutes les ressources éducatives permettant d’en atteindre les finalités, le milieu est le musée où se déroule la situation pédagogique et l’agent est l’éducateur de musée. Dans la foulée de la création de sites Web, aussi appelés musées virtuels, l’environnement numérique fait dorénavant partie intégrante de ce modèle. Les recherches menées en relation avec ce modèle ont porté sur les habitudes de fréquentation des visiteurs, les formes d’aide qui leur étaient offertes, les habiletés intellectuelles qu’ils mettaient en oeuvre, l’effet du musée sur leur apprentissage d’ordre cognitif et affectif, etc. Au plan de l’objet, elles ont été menées en relation avec les différents types de visite au musée, de même que sur les stratégies pédagogiques mises en oeuvre, l’évaluation des programmes éducatifs ou des ressources éducatives en ligne. Quant à la composante milieu, elles s’est rapportée aux différentes étapes mises en oeuvre, soit la préparation et le prolongement en classe à une visite au musée. Elles ont également consisté à tracer l’historique et la place du musée dans les programmes d’études passés et actuels. Quant aux études sur l’agent, elles ont porté sur son rôle, sur celui des enseignants ou, plus récemment, sur la collaboration entre eux. Ce colloque sera non seulement l’occasion de réaliser le bilan de ces vingt ans de recherches québécoises, mais également de réfléchir sur les nouveaux angles qui émergent au travers de celui-ci.

Contexte

section icon Thème du congrès 2013 (81e édition) :
Savoirs sans frontières
manager icon Responsables :
Maryse Paquin
section icon Date : 8 mai 2013

Découvrez d'autres communications scientifiques

Autres communications du même congressiste :