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André C. Moreau : UQO - Université du Québec en Outaouais
Cette communication décrit les résultats d'une recherche de trois ans visant à documenter les transformations perçues et observées dans huit écoles et classes du préscolaire et du premier cycle du primaire. L'implantation des nouveaux programmes en Ontario au début des années 2000 a amené des professionnels scolaires à documenter les changements opérés par les enseignants de l'enseignement des compétences en littératie (lecture-écriture). Cette recherche en partenariat avec des chercheurs, des planificateurs d'implantation de programme, des formateurs et des enseignants s'intéresse à l'étude des changements chez des enseignants qui, par une collaboration-concertation, une formation et des actions ciblées, ont amélioré leurs pratiques en classe. Cette recherche soulève les enjeux des méthodes empiriques liées aux pratiques déclarées et observées d'enseignants. Cette communication tente également de faire l'analyse des convergences et des écarts entre les pratiques observées et déclarées afin de préciser les relations entre la singularité des pratiques déclarées et la complexité des pratiques effectives observées en classe. Les résultats permettent de comprendre les dynamiques d'appropriation des pratiques d'enseignement dans les écoles et dans les classes.
L’équipe de recherche en littératie et inclusion de l’UQO et la Chaire interdisciplinaire de recherche en littératie et inclusion au Pavillon du Parc-UQO poursuivent des objectifs complémentaires sur le plan du développement des compétences en littératie et de stratégies permettant aux milieux d’informer et de mieux desservir les personnes vulnérables afin de contribuer ainsi à accroître leur participation citoyenne et leur inclusion. En effet, les recherches actuelles portant sur la littératie francophone démontrent que ce terme, maintes fois défini, est encore problématique, car il est à la fois trop général ou trop restreint selon les contextes scolaires ou professionnels dans lesquels il est utilisé (Hébert et Lépine, 2012). D’une part, des organisations renommées comme Statistique Canada, l’UNESCO et l’OCDE utilisent ce concept et l’identifient comme étant un facteur de développement majeur des individus et des sociétés; d’autre part, les réformes scolaires en francophonie du Nord traitent de la littératie en l’intégrant à des situations d’apprentissage complexes devant se réaliser dans des contextes variés et authentiques. Également, les conclusions des recherches portant sur les compétences en littératie touchent directement la question d’inclusion scolaire. Si l’éducation inclusive renvoie d’abord aux élèves handicapés ou en difficulté d’apprentissage, l’enseignement en contexte multiethnique peut aussi être associé à un phénomène d’inclusion puisqu’il exige des enseignants qu’ils adoptent des pédagogies différenciées (Hébert et Lafontaine, 2010). Il convient également d’examiner à la fois le développement des compétences en littératie des élèves, mais aussi les environnements humains et les contextes socioculturels qui les soutiennent puisque l’inclusion complexifie le travail et augmente les responsabilités des enseignants. Deux axes sont proposés : développement des compétences en littératie en contexte d’inclusion et développement des compétences en littératie en contexte scolaire.
Thème du colloque :