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Jean-Michel Denis : Université Paris-Est Marne-la-Vallée
La crise du modèle institutionnel qui touche notamment les organisations représentatives à vocation syndicale ou partisane peut se définir par l'abaissement significatif du sentiment d'appartenance et d'identification des acteurs à l'égard des institutions. C'est entre autres facteurs, parce qu'il est une institution que le syndicalisme serait « en crise » et que les salariés le dédaigneraient assez largement. Le fossé grandissant entre son support sociologique et son renforcement institutionnel est paradoxal puisqu'il ne se traduit ni par une désaffection totale ni par une rupture véritable de la part des acteurs sociaux. En perdant sa capacité intégratrice, le syndicalisme perd également sa capacité à maintenir une certaine cohésion sociale dans le monde du travail. Dès lors, est-il possible de se passer de ce type d'institutions ? Si oui, par quoi les remplacer ? Pourtant, ce besoin d'intégration et de solidarité sociale est croissant face au développement du précariat et l'atomisation du salariat. Le renforcement de l'exploitation dans le rapport salarial nous entraine inévitablement à mettre en jeu le modèle de syndicalisme actuel. La perspective proposée ici vise, en se maintenant dans le cadre d'une réflexion sur le syndicalisme, et à partir du double postulat, en partie contradictoire, de l'inadaptation partielle des structures organisationnelles actuelles et de la « nécessité de l'organisation », à revenir à la question de leur renouvellement.
Ce colloque de type Enjeux de la recherche vise à souligner l’importance de la co-construction des connaissances dans la mise en œuvre d’expériences d’innovation sociale dans les champs des conditions de vie, du travail et du développement territorial, et ce, aussi bien en ce qui concerne la construction de nouvelles formes d’agir que de nouvelles formes de concevoir les problèmes et leurs solutions. C’est toute la question de la «co-production» de l'innovation sociale qui sera abordée sous divers registres et dans divers aspects.
La réalisation de cette activité vise à faire le point sur la réflexion et la recherche au sujet de l’innovation sociale en favorisant des «regards croisés» et transdiciplinaires sur divers domaines, à savoir les entreprises privées, les organisations publiques et les entreprises d'économie sociale, que ce soit dans le domaine du développement social, de la lutte à la pauvreté, des conditions d'emploi et de travail, ou encore de la revitalisation territoriale et du développement durable. Elle vise aussi à établir le lien entre la recherche universitaire et des enjeux sociaux comme l’immigration, la reconversion industrielle, les politiques sociales, l’action communautaire, ou encore les mouvements sociaux. Il s'agit donc de mieux comprendre les «chemins de traverse»entre les secteurs d'activités et les disciplines académiques.
Ainsi orienté, le colloque comprendra des séances plénières où participeront des chercheurs et des acteurs sur les grands enjeux de la production des connaissances en regard de l’innovation sociale, ainsi que des séances parallèles où des points plus précis seront abordés, tels les disciplines associées à l'étude du monde du travail et des organisations dans leur dimension sociétale et politique, les disciplines qui étudient les conditions de vie et les disciplines qui s'intéressent aux mouvements sociaux et à la solution des conflits socio-territoriaux.