Veuillez choisir le dossier dans lequel vous souhaitez ajouter ce contenu :
Membre a labase
Sonia Tello : HEC Montréal
Cet article examine les conditions sous lesquelles les populations locales s'organisent pour surmonter des problèmes liés à la pauvreté et à l'exclusion sociale. À cette fin, une initiative novatrice liée à la gestion des résidus est étudiée : celle de Cerro el Pino, un bidonville de Lima dans lequel résident plus de 20 000 personnes. Les habitants ne payant pas de taxes, les autorités locales n'offrent aucun service de collecte des déchets. En dépit des problèmes associés à l'accumulation des détritus dans les voies publiques, les résidants du bidonville ne s'organisaient pas. La situation a commencé à changer en 2007 alors qu'un groupe de jeunes habitant le bidonville ont pris l'initiative de se concerter pour concevoir et mettre en place un plan de gestion des résidus solides. Cet article a comme objectif d'analyser comment mobiliser et engager les communautés locales dans un processus de développement durable. À partir de la perspective du management, nous avons identifié un cadre qui, en se basant sur trois dimensions (le contexte, le processus et les résultats), se prête bien à étudier les processus de mise en œuvre de programmes impliquant des acteurs ayant des intérêts et des attentes différentes. Les résultats mettent en évidence les conditions nécessaires et la nature des mécanismes utilisés au cours de la mise en œuvre d'une initiative de développement dans laquelle la population locale est le principal moteur.
Le processus de marginalisation de certains groupes étant souvent d’origine structurel, il engendre une dynamique sociale inéquitable reproduite par des structures de pouvoir institutionnalisées qui perdurent dans le temps. Afin de rompre avec le statu quo et de rééquilibrer les forces entre les groupes laissés pour compte et le reste de la société, des réformes sociales et juridiques ont eu lieu dans de nombreuses sociétés du nord comme du sud des Amériques, incluant la mise sur pied de programmes de lutte contre la pauvreté, d’assistance sociale, de réinsertion sur le marché de l’emploi et, plus récemment, d’économie sociale et d'une réforme pénale. Alors que des progrès indéniables ont été enregistrés, il reste que certains groupes vulnérables échappent toujours à la protection de l’État et se retrouvent marginalisés, sans possibilité de pleinement participer à la vie citoyenne de leur nation, c’est-à-dire sans la possibilité d’exercer les droits ni les responsabilités qui leur reviennent comme citoyens selon les principes d’égalité, de solidarité et de justice sociale. Les objectifs de ce colloque sont les suivants : 1) Regrouper des chercheurs et intervenants de la vie associative travaillant à l’identification de formules visant le renversement de structures favorisant et maintenant la marginalisation sociale et géographique de certains groupes de population et de localités, tant en milieu rural qu’urbain, dans les Amériques; 2) Examiner le rôle de la mobilisation des ressources et du leadership comme conditions essentielles à l’élaboration de projets issus de l’économie sociale; 3) À l’aide de la mise en commun d’expériences positives et d’échecs, tenter d’élaborer sur les éléments et les facteurs d’un modèle systémique favorisant l’inclusion des populations marginalisées dans les structures juridico-administratives ayant une influence sur le développement local et leur bien-être; 4) Rendre compte de l’importance de la production collective de savoirs à propos des localités et des groupes de population marginalisés, combinant savoirs scientifique et local/traditionnel, en tant qu’outil de redynamisation des localités.