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Jeunes tunisiens, Médias sociaux et la révolution du 14 janvier 2011

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Ines Touir : Association tunisienne des études sur la culture des jeunes

Résumé de la communication

S'appuyant sur deux enquêtes de terrain menées auprès des jeunes tunisiens issus de différents milieux (ruraux et urbains) qui s'adonnent aux échanges dans ce qu'il est convenu d'appeler «médias sociaux», «sites de réseaux sociaux» ou «réseaux socionumériques» (tels que Facebook, Twitter, MySpace, Youtube, etc.), cette communication dresse une synthèse des résultats de deux recherches (assez complémentaires) décrivant comment, dans l'expérience de ces internautes, le recours à ces univers emblématiques du renouvellement de l'Internet contemporain permettra de faciliter les échanges entre eux (sociaux, amicaux, etc.) d'une part et d'explorer et approfondir les possibilités de débats (sociaux, démocratiques, économiques...) et d'influence de la collectivité mondiale ayant menées entre autres, à la révolution tunisienne et la chute du régime politique (en place depuis 23 ans) d'autre part. Les résultats viennent confirmer l'idée selon laquelle l'usage de ces médias sociaux d'échange, de partage et de diffusion instantanée des informations au quotidien, tel Facebook, est avant tout à dimension amicale et familiale, pour devenir pendant et après la révolution tunisienne (du 14 janvier 2011) plutôt informationnel et incitatif de nouvelles formes d'action civique et d'une nouvelle culture virtuelle allant jusqu'à modifier leurs rituels et habitudes coutumières.

Résumé du colloque

Le traitement médiatique de l’actualité internationale par les principales agences de presse (AFP, Associated Press, Reuters et Xinhua) et les grands médias internationaux (BBC, CNN, Fox News ou Al-Jazeera) fait souvent débat depuis plusieurs décennies aussi bien dans le milieu universitaire que dans l’opinion publique. La question du déséquilibre des flux d’informations et des manipulations médiatiques est un débat que l’on peut qualifier d’ancien (cf. Rapport Mac Bride) même si cette situation est encore d’actualité. La dernière décennie, à l’instar des précédentes, a vu les médias accorder une place importante à un certain nombre de conflits. Outre l’éternelle crise israélo-palestinienne, les attentats du 11 septembre 2001, les guerres en Afghanistan et en Irak, la situation en Colombie et plus récemment le printemps arabe ont occupé une place importante dans l’actualité internationale. La nouvelle politique interventionniste de certains États sous le couvert de l’ONU (Côte d’Ivoire, Libye, Syrie) a également été diversement interprétée. À l’ère des technologies émergentes, les grands médias traditionnels doivent faire face à la concurrence d’une nouvelle génération de journalistes-citoyens et des réseaux sociaux. Avec Internet et les réseaux sociaux (Facebook, Twitter, etc.), on observe une diversité importante des sources d’information.

Cette diversification des sources d’information a-t-elle un impact sur la qualité du traitement de l’actualité internationale ? Contribue-t-elle au rééquilibrage des flux d’information? Peut-elle influencer la perception qu’a l’opinion publique des peuples « autres » mis en scène par les médias? Comment les populations touchées par ces conflits interprètent-elles le traitement qui en est fait? Quelles sont les conséquences du traitement de l’actualité internationale par les grands médias internationaux sur les rapports interculturels? Quelles sont les nouvelles formes de manipulations médiatiques que l’on observe?

Contexte

section icon Thème du congrès 2013 (81e édition) :
Savoirs sans frontières
section icon Date : 8 mai 2013

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