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Suzanne Simoneau : UQAM - Université du Québec à Montréal
L'imprimerie, introduite au Bas-Canada après la Conquête, a permis la fondation de journaux périodiques. Ceux-ci permirent à leur tour la naissance d'un espace public et la création subséquente d'une opinion publique. Les citoyens bas-canadiens pouvaient enfin exprimer leurs idées quant à leur désirs en matière de gouvernement. La satire et l'ironie, déjà présentes dans la société comme certaines pratiques tel le charivari nous le démontrent, furent utilisées pour présenter un discours parallèle au discours officiel des autorités.
Cette communication présentera quelques éléments de notre présent travail sur le peintre canadien Joseph Légaré (1795-1855) qui a vécu à Québec, capitale coloniale du Bas-Canada, pendant une période très troublée de notre histoire, dominée par l'échec des Rébellions de 1837-1838 et la mise en place consécutive du régime politique de l'Union qui avait pour effet de lier le Bas et le Haut-Canada dans un même régime parlementaire. Un des buts de cette manœuvre du gouvernement colonial britannique était d'assimiler les Canadiens français à la majorité britannique.
Ce colloque veut réunir les chercheurs établis et émergents qui s’intéressent aux démarches satiriques dans les arts visuels. Deux types de question sont à l’agenda : quels impacts peut-on tracer sur la représentation visuelle à partir de ces démarches; quelles inquiétudes et polémiques (sociales, politiques, culturelles, identitaires...) permettent-elles de circuler? Ensuite, comment l’étude de la satire visuelle transforme-t-elle l’histoire de l’art en tant que discipline? Depuis la fin du 18e siècle notamment, les formes satiriques de l’image, souvent virtuoses par ailleurs, ont regagné les sphères de l’imprimé de masse, pour éventuellement regagner ceux du musée et de l’archive, participant souvent par ailleurs (et parfois contre gré) aux narrations que forment les États au sujet de leurs trajectoires historiques. Depuis les années 1950, il semblerait qu’on assiste à l’intensification progressive du recours aux modes satiriques dans l’art contemporain, et ce, de manière directe à travers les infrastructures associatives et institutionnelles de l’art qui s’occupent des formes « anciennes » et « nouvelles » des arts visuels. La circulation de l’image satirique s’avère être un comportement qui travaille les structures géopolitiques de la culture occidentale et le statut chancelant de l’œuvre d’art, s’arrogeant les discours sur l’identité individuelle et collective, pour constituer une discursivité parallèle qui miroite et infiltre les lieux, les ambitions et les désirs des beaux-arts, souvent pour les rattacher à d’autres régimes, politique et économique notamment, à l’aide de stratégies humoristiques, « ridiculisantes » et renversantes.
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