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Marie-Françoise Joly : Fondation Paul Gérin-Lajoie
L'éducation de base occupe une importance relative dans plusieurs pays en voie de développement. Le taux de scolarisation atteint à peine 52% à Haïti et 39% en Afrique francophone, et ce, sans garantir pour autant l'alphabétisation de tous ces jeunes. La Fondation Paul Gérin-Lajoie œuvre depuis 35 ans au développement de l'éducation en apportant un support au développement du système éducatif en place. Les Éducateurs sans Frontières de la Fondation, par une approche d'accompagnement orientée vers un changement de pratiques professionnelles, aident à la construction de modèles endogènes, ce qui contribue à en assurer la pérennité. Le partage des savoirs dans le respect des différences,
l'ajustement aux réalités des milieux et l'ouverture sur le monde contribuent à une prise en charge par la communauté selon ses besoins, ses limites et ses buts. La pédagogie interactive et l'intégration des TICES sont au cœur des interventions de la Fondation.
La communication présentera notre vision de l'accompagnement qui colore nos actions tant au niveau du processus d'intervention que des approches pédagogiques développées avec les partenaires. Elle survolera les travaux de recherche qui sont à l'origine de cette orientation ainsi que ceux élaborés à l'interne résultant de nos expériences
sur le terrain.
L’équipe de recherche en littératie et inclusion de l’UQO et la Chaire interdisciplinaire de recherche en littératie et inclusion au Pavillon du Parc-UQO poursuivent des objectifs complémentaires sur le plan du développement des compétences en littératie et de stratégies permettant aux milieux d’informer et de mieux desservir les personnes vulnérables afin de contribuer ainsi à accroître leur participation citoyenne et leur inclusion. En effet, les recherches actuelles portant sur la littératie francophone démontrent que ce terme, maintes fois défini, est encore problématique, car il est à la fois trop général ou trop restreint selon les contextes scolaires ou professionnels dans lesquels il est utilisé (Hébert et Lépine, 2012). D’une part, des organisations renommées comme Statistique Canada, l’UNESCO et l’OCDE utilisent ce concept et l’identifient comme étant un facteur de développement majeur des individus et des sociétés; d’autre part, les réformes scolaires en francophonie du Nord traitent de la littératie en l’intégrant à des situations d’apprentissage complexes devant se réaliser dans des contextes variés et authentiques. Également, les conclusions des recherches portant sur les compétences en littératie touchent directement la question d’inclusion scolaire. Si l’éducation inclusive renvoie d’abord aux élèves handicapés ou en difficulté d’apprentissage, l’enseignement en contexte multiethnique peut aussi être associé à un phénomène d’inclusion puisqu’il exige des enseignants qu’ils adoptent des pédagogies différenciées (Hébert et Lafontaine, 2010). Il convient également d’examiner à la fois le développement des compétences en littératie des élèves, mais aussi les environnements humains et les contextes socioculturels qui les soutiennent puisque l’inclusion complexifie le travail et augmente les responsabilités des enseignants. Deux axes sont proposés : développement des compétences en littératie en contexte d’inclusion et développement des compétences en littératie en contexte scolaire.