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La normativité de l'indétermination : quand l'accès épistémique limite la comparabilité

JP

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Jean-Charles Pelland : UQAM - Université du Québec à Montréal

Résumé de la communication

Traditionnellement, lorsque nous comparons deux objets par rapport à une valeur, nous avons trois choix pour exprimer la relation qui tient entre eux : meilleur, pire, ou égale. Or, certaines publications récentes tentent d'élargir l'espace conceptuel de la comparabilité en y ajoutant une quatrième relation, celle de la parité. Dans cette présentation, nous présentons un argument selon lequel cette notion ne peut rendre justice à l'indétermination, et, par conséquent, modifie la notion d'erreur de manière à rendre cette dernière inutile et contre-intuitive. Plus particulièrement, nous proposons qu'en remplaçant l'indétermination par la parité, il devient trop facile d'excuser toute déviation de la norme qui serait normalement considéré comme une erreur de comparaison. Si l'argument tient la route, il devrait être clair qu'on ne peut ajouter des relations de valeur dans l'espace conceptuel de la comparabilité sans aussi modifier des intuitions de base sur la normativité, particulièrement en ce qui a trait à l'erreur.

Résumé du colloque

Nous nous souvenons tous de cette phrase assassine qui clôturait les Thèses sur Feuerbach de Marx et Engels : « Les philosophes n’ont fait qu’interpréter le monde de différentes manières, ce qui importe, c’est de le transformer. » Loin d’en entériner d’emblée le constat, la Société de Philosophie du Québec (SPQ) voudrait plutôt, pour son Congrès 2013, convier les philosophes de tous horizons à réfléchir et échanger sur la manière dont la philosophie a, de tous temps, compris son efficace sur le monde. Que le moteur de l’acte de philosopher soit de transformer celui qui en est l’auteur, celui à qui il s’adresse ou encore l’objet qu’il se donne, on ne saurait douter que la philosophie même lorsqu’elle interprète le monde, cherche toujours à le transformer, lui ou ses habitants. À moins, bien sûr, que la philosophie ne soit que le reflet des changements qui s’opèrent dans le monde dont elle est issue…

S’agit-il, comme dans le cas des tentatives qui visent à définir la « vie bonne », de fournir les conditions de possibilité d’une maîtrise ou d’une production de soi, alors la philosophie se donne comme remède, hygiène, exercice ou démarche créatrice. Pour les philosophies qui prennent pour objet les pratiques sociales et les normes sur lesquelles elles s’articulent, c’est leur propre teneur théorique qui prend valeur de praxis dans un effort pour « changer la façon commune de penser » (Denis Diderot). Ainsi, qu’elle demeure purement critique ou qu’elle se donne pour fondatrice de normes nouvelles, la philosophie, toujours, cherche à atteindre les institutions qui fabriquent le sujet ou qui structurent ses relations au monde ou aux autres et d’en ébranler la légitimité.

Les questions qui sont ouvertes par ce thème sont nombreuses et cherchent à rendre possible la constitution d’échanges féconds entre philosophes issus de toutes les spécialisations et de toutes les écoles.

Contexte

section icon Thème du congrès 2013 (81e édition) :
Savoirs sans frontières
section icon Date : 8 mai 2013

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