Veuillez choisir le dossier dans lequel vous souhaitez ajouter ce contenu :
Les organisations humanitaires mondiales (Banque mondiale, Croix-Rouge, FAO, FIG, ONU) se préoccupent depuis longtemps de la gestion des effets de catastrophes naturelles et de la réduction des risques. On reconnait désormais que la planification foncière doit faire partie intégrante des processus et activités d'aménagement et de contrôle des sites vulnérables et d'autres prévus pour une reconstruction et une relocalisation sécures (FAO, 2012) en rapport avec les divers droits, usages et modes de propriété et de tenure des terres et des immeubles bâtis. L'approche de la gouvernance durable et volontaire du développement du territoire se traduit en actes concrets de prévention et d'atténuation des risques potentiels par des politiques et instruments légaux contraignant parfois les droits des citoyens, ou en en opérant de nouveaux pour compenser et même s'améliorer. Cela requiert une cartographie de délimitation des sites et espaces à risque bien identifié (inondation, éboulement, etc.). L'expérience québécoise (Code civil, cadastre, zonage, réserve foncière, bande de protection, équité des genres, participation publique) a servi en partie au cadre de référence pour des mesures et instruments de planification foncière, élaboré pour un guide d'intervention auprès de nombreux pays où on doit renforcer la sûreté des fragiles droits de tenure fonciers chez les plus démunis, en majorité victimes de désastres.
La participation des citoyens dans la gouvernance territoriale et l’ouverture des processus décisionnels sont des conditions sine qua non à la gestion durable des territoires. Les risques, et particulièrement les catastrophes, sont de véritables vecteurs d’innovation sociale. En effet, les recherches montrent que les citoyens innovent à la lumière de sinistres qu’ils ont vécus, et ce, afin de rendre sociétés et territoires moins vulnérables.
Ainsi, la politique de sécurité civile prévoit de nombreuses mesures pour répondre à des sinistres. Dans la pratique, des insuffisances apparaissent au grand jour à chaque fois qu’un évènement survient. Ces lacunes ne peuvent être prévues dans toutes les dimensions de gestion des risques par les outils réglementaires, ce qui pose la question de la prise en compte de la perception de l’ensemble des acteurs, notamment ceux qui vivent le risque.
Les catastrophes servent alors de point de départ à une amélioration de la règlementation en matière de gestion des risques naturels. Elles apportent de nouveaux enseignements sur l’intensité, voire l’occurrence de l’aléa en amont, et dans certains cas identifient de nouvelles expériences rendant la société plus résiliente. Ce cadre réglementaire qui régit la sécurité des individus et de leurs biens est donc appelé à être constamment mis à jour.
Titre du colloque :