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La satire à travers l'« Histoire de l'Art pour les Nuls »

FG

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Farida Gad El Hak

Résumé de la communication

Cette recherche se propose d'étudier un exemple de satire visuelle, à travers l'analyse de l'ouvrage intitulé l'Histoire de l'Art pour les Nuls, publié en 2006. Cet ouvrage est illustré par des dessins de Marc Chalvin, lesquels se trouvent au debut de chacun des sept chapitres du livre. L'étude s'intéressera aux representations visuelles qui ressortent de ce type particulier de discours accompagnant celui, plus habituel, plus “normal” d'un ouvrage relevant de la discipline “Histoire de l'Art”. Le recours a un discours satirique dans ce domaine s'avère être très intéressant à analyser, cette analyse permettant de saisir la manière avec laquelle s'articulent les rapports entre le discours principal et ce discours visuel. Ce corpus assez particulier soulève diverses questions quant aux points suivants: forme, contenu, mode de fonctionnement… Par ailleurs, il est important de souligner ici le fait que le discours satirique véhiculé à travers les illustrations ne se contente pas seulement de “ se moquer gentiment”, mais invite également les recepteurs à une réflexion portant sur le comment du “penser l'Art”. Au terme de la recherche, nous espérons apporter quelques éléments de reponse aux diverses interrogations soulevées.

Résumé du colloque

Ce colloque veut réunir les chercheurs établis et émergents qui s’intéressent aux démarches satiriques dans les arts visuels. Deux types de question sont à l’agenda : quels impacts peut-on tracer sur la représentation visuelle à partir de ces démarches; quelles inquiétudes et polémiques (sociales, politiques, culturelles, identitaires...) permettent-elles de circuler? Ensuite, comment l’étude de la satire visuelle transforme-t-elle l’histoire de l’art en tant que discipline? Depuis la fin du 18e siècle notamment, les formes satiriques de l’image, souvent virtuoses par ailleurs, ont regagné les sphères de l’imprimé de masse, pour éventuellement regagner ceux du musée et de l’archive, participant souvent par ailleurs (et parfois contre gré) aux narrations que forment les États au sujet de leurs trajectoires historiques. Depuis les années 1950, il semblerait qu’on assiste à l’intensification progressive du recours aux modes satiriques dans l’art contemporain, et ce, de manière directe à travers les infrastructures associatives et institutionnelles de l’art qui s’occupent des formes « anciennes » et « nouvelles » des arts visuels. La circulation de l’image satirique s’avère être un comportement qui travaille les structures géopolitiques de la culture occidentale et le statut chancelant de l’œuvre d’art, s’arrogeant les discours sur l’identité individuelle et collective, pour constituer une discursivité parallèle qui miroite et infiltre les lieux, les ambitions et les désirs des beaux-arts, souvent pour les rattacher à d’autres régimes, politique et économique notamment, à l’aide de stratégies humoristiques, « ridiculisantes » et renversantes.

Contexte

section icon Thème du congrès 2013 (81e édition) :
Savoirs sans frontières
section icon Date : 8 mai 2013

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