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Gilles Tremblay : Université Laval
À l'automne 2011, le ministre de la Santé et des Services sociaux mettait sur pied un comité d'experts sur les homicides intrafamiliaux en vue de faire le point sur la situation au Québec. Ce Comité a remis son rapport à l'automne 2012. Le nombre d'homicides intrafamiliaux demeure relativement faible (une trentaine par année) si on le compare à la situation qui prévaut en matière de suicide par exemple (environ 1 200 par année). De plus, le Québec a connu une diminution de 32% des homicides conjugaux depuis 30 ans. il
n'en demeure pas moins que, outre les victimes elles-mêmes, chacune de ces situations a des répercussions importantes sur le plan collectif : pour les survivants immédiats, les familles et les communautés locales qui sont largement éprouvés pour de nombreuses années à la suite de tels évènements. Ces impacts sont également amplifiés par l'ampleur du
traitement médiatique associés à ceux-ci. Le terme « homicide intrafamilial » intègre différents types de meurtres qui ont lieu au sein de la famille. Chaque type comporte des caractéristiques qui lui sont propres et appelle à des stratégies d'intervention différentes. Il s'agit par conséquent d'un phénomène complexe. Cependant, il n'en demeure pas moins que, hormis le filicide dont les proportions hommes/femmes sont comparables, plus de 80% des homicides intrafamiliaux sont commis par des hommes. Cette présentation présentera l'état de la situation ainsi que les principales recommandations du Comité d'experts.
Ce colloque propose d’examiner les recherches et les pratiques sur les hommes et les masculinités dans le contexte actuel des transformations sociales. Faisant écho au thème du congrès « Savoirs sans frontières », il sera question de placer ces transformations dans le cadre des mutations culturelles dans un monde globalisé.
Les temps changent et les hommes aussi, disait Wetzer-Lang (2004). En effet, le monde évolue et les nouvelles générations se construisent avec une multitude de modèles devant eux. La période postmoderne dans laquelle nous vivons génère une complexité des représentations des masculinités (Castelain-Meunier, 2011). L’émergence des nouvelles technologies entraîne de nouvelles façons pour les hommes de vivre, de penser, de communiquer, d’entrer en relations avec les autres. Également, on observe un pluralisme sur le plan des valeurs et des modes de vie, des tensions et des déconstructions concernant la définition des identités masculines individuelles et collectives et la montée de l'individualisme relativement aux conduites sociales.
Aussi, on assiste à l’éclatement des paradigmes pour interpréter le social au profit d'une diversité des perspectives d'analyse et la redéfinition de la relation usager et intervenant sur le plan des pratiques à partir de nouveaux modèles tenant compte des transformations sociales. Dans ce contexte sociétal, les masculinités ont donc perdu des points de repères stables; elles doivent désormais se construire davantage qu'elles sont définies a priori. Par ailleurs, d’anciens modèles persistent encore. Ce colloque sera donc l’occasion d’interroger la part des « anciens » et des « nouveaux modèles » dans les définitions des masculinités.
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