pen icon Colloque
quote

L'étayage du jeu symbolique pour le développement de la pensée sociale et de l'adaptation socioscolaire en maternelle 5 ans

SL

Membre a labase

Sarah Landry : Université de Montréal

Résumé de la communication

Les liens entre le jeu symbolique et le développement de l'enfant, notamment, ses processus social et cognitif liés à la pensée sociale (par ex. la prise de perspective d'autrui, la prosocialité et la capacité de résoudre des problèmes sociaux) sont suggérés depuis longtemps. Ainsi, le jeu symbolique pourrait être un outil pour favoriser le développement de la pensée sociale de l'enfant et de ce fait, son adaptation socioscolaire. Toutefois, force est admettre que peu d'écrits s'attardent à la manière de recourir au jeu en contexte éducatif. La recherche doctorale entreprise souhaitait contribuer à cet effort en précisant l'effet d'interventions misant sur l'étayage du jeu symbolique pour le développement de la pensée sociale et l'adaptation socioscolaire, chez 72 enfants (43 garçons et 29 filles) qui fréquentaient une classe maternelle cinq ans (N=4). Durant cette communication, nous présenterons une synthèse des recherches qui sous-tendent le cadre théorique de cette thèse. Nous préciserons ensuite la méthodologie utilisée et soulignerons certains des résultats de la recherche. En conclusion, des avenues de recherche prenant appui sur ces résultats, seront proposées.

Résumé du colloque

Plusieurs chercheurs s’entendent pour dire que le jeu constitue une activité par excellence pour permettre à l’enfant d’apprendre et se développer harmonieusement en contextes éducatifs pendant la petite enfance (Bodrova et Leong, 2011; Howes et al., 2010; Larivée, 2010; Marinova, 2012; Pelligrini et Nathan, 2011; Pianta et al., 2012), notamment en service de garde éducatif et en maternelle. Le jeu s’avère plus qu’une source de plaisir ou de divertissement pour l’enfant. Dans le cadre de son activité spontanée, il lui permet de mobiliser un lot d’habiletés motrices et psychomotrices, socioaffectives, cognitives et langagières, voire de solliciter son développement global (Bouchard, 2008, 2012; Bouchard et Fréchette, 2011; Hirsh-Pasek et al., 2009; Landry et al., 2012). La recherche fournit d’ailleurs de plus en plus de preuves quant à l’apport du jeu dans le développement des habiletés en numératie et en littératie, des capacités d’autorégulation et de concentration, ainsi que des fonctions exécutives chez l’enfant (Bodrova et Leong, 2011 ; Bornstein et al., 1999; Obradovic et al., 2012; Stevens et al., 1998). Force est toutefois d’admettre qu’un peu partout dans le monde, on note un certain désintérêt ou une désaffection pour l’apprentissage par le jeu en contextes éducatifs (Gilain-Mauffette, 2009; Miller et Almond, 2009; Stipek, 2006; Trawick-Smith, 2012). Ainsi, son pouvoir pourrait être méconnu ou encore sous-estimé, et par le fait même, ne pas être utilisé sciemment pour soutenir l’apprentissage et le développement global des enfants en contextes éducatifs (Trawick-Smith, 2012). Selon Thériault et Doucet (2010), certaines pressions pourraient être à l’origine de cette diminution du temps et de l’espace réservés au jeu. Qu’en est-il de la situation du jeu? Comment le définir de façon à en dégager une représentation commune? Existe-t-il un type de jeu qui favorise plus particulièrement l’apprentissage et le développement global de l’enfant en service de garde éducatif et en maternelle? Comment soutenir le jeu dans l’intervention éducative? Voilà autant de questions auxquelles ce colloque tentera de fournir certains éléments de réponse.

Contexte

section icon Thème du congrès 2013 (81e édition) :
Savoirs sans frontières
section icon Date : 8 mai 2013

Découvrez d'autres communications scientifiques

Autres communications du même congressiste :