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Membre a labase
Maria Costanza Torri
Les vendeuses ambulantes sont parmi les acteurs les plus
visibles de l'économie informelle dans les villes. Le secteur de la médecine
traditionnelle est en train de prendre de l'ampleur dans les villes de
l'Amérique Latine, ou' les petites entreprises informelles qui ont axé leurs
activités sur la médicine traditionnelle ont eu un impact positif en termes
d'emploi et de revenus eu égard à nombreux ménages. Malgré cela, très
peu d'études ont porté sur l'impact socio-économique de ce secteur sur le
développement des femmes indigènes au milieu urbain.
Bien plus, même si d'une manière générale les effets de cette industrie sur la santé aient été explorées, aucune étude sur
les corrélations entre les activités d'entrepreneuriat axées sur la médecine
traditionnelle et la santé des femmes indigènes n'a été fait jusqu'au présent.
Cette communication veut combler cette lacune en analysant d'une part, l'impact
des entreprises axées sur la médicine traditionnelle sur les revenus et le
statut social des femmes indigènes Mapuche dans les zones urbaines du Chili (Région d'Araucanie). Elle veut aussi évaluer
l'effet de cette forme d'activité sur la santé de ces entrepreneurs et de leurs
familles. À cet égard, une étude ethnographique a révélé que, malgré les défis actuels, le secteur médecine
traditionnelle peut représenter une opportunité intéressante pour implémenter
aussi bien les soins de santé primaire que le renforcement des moyens de
subsistance et la position sociale des femmes indigènes.
Le processus de marginalisation de certains groupes étant souvent d’origine structurel, il engendre une dynamique sociale inéquitable reproduite par des structures de pouvoir institutionnalisées qui perdurent dans le temps. Afin de rompre avec le statu quo et de rééquilibrer les forces entre les groupes laissés pour compte et le reste de la société, des réformes sociales et juridiques ont eu lieu dans de nombreuses sociétés du nord comme du sud des Amériques, incluant la mise sur pied de programmes de lutte contre la pauvreté, d’assistance sociale, de réinsertion sur le marché de l’emploi et, plus récemment, d’économie sociale et d'une réforme pénale. Alors que des progrès indéniables ont été enregistrés, il reste que certains groupes vulnérables échappent toujours à la protection de l’État et se retrouvent marginalisés, sans possibilité de pleinement participer à la vie citoyenne de leur nation, c’est-à-dire sans la possibilité d’exercer les droits ni les responsabilités qui leur reviennent comme citoyens selon les principes d’égalité, de solidarité et de justice sociale. Les objectifs de ce colloque sont les suivants : 1) Regrouper des chercheurs et intervenants de la vie associative travaillant à l’identification de formules visant le renversement de structures favorisant et maintenant la marginalisation sociale et géographique de certains groupes de population et de localités, tant en milieu rural qu’urbain, dans les Amériques; 2) Examiner le rôle de la mobilisation des ressources et du leadership comme conditions essentielles à l’élaboration de projets issus de l’économie sociale; 3) À l’aide de la mise en commun d’expériences positives et d’échecs, tenter d’élaborer sur les éléments et les facteurs d’un modèle systémique favorisant l’inclusion des populations marginalisées dans les structures juridico-administratives ayant une influence sur le développement local et leur bien-être; 4) Rendre compte de l’importance de la production collective de savoirs à propos des localités et des groupes de population marginalisés, combinant savoirs scientifique et local/traditionnel, en tant qu’outil de redynamisation des localités.
Thème du colloque :