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Noémie D'amour : Université Laval
Les milieux riverains naturels constituent un des habitats les plus diversifiés de la planète, mais également un des plus perturbés. Au Québec, la règlementation impose la protection d’une bande de trois mètres en milieu agricole. Ce projet vise à évaluer si la régénération spontanée des bandes riveraines protégées est un processus unidirectionnel menant à l’augmentation de la biodiversité. Pour se faire, des relevés de végétation et de facteurs environnementaux ont été effectués sur 124 bandes riveraines à différents stades de succession végétale dans trois bassins versants de Portneuf. La richesse et la diversité végétale des bandes riveraines n’augmentaient pas en fonction de l’âge sauf pour les arbres qui étaient plus diversifiés dans les bandes plus vieilles. Les variables environnementales inventoriées expliquaient seulement 10% de la variance dans la répartition de la végétation. La succession végétale s’explique donc faiblement par les facteurs abiotiques, mais probablement davantage par les facteurs biotiques. Ainsi, les espèces indicatrices inventoriées ont montré que la succession végétale ne suivrait pas un gradient dans le temps, mais dépendrait plutôt de l’arrivée d’une espèce ingénieure, telle que Acer negundo ou Alnus rugosa. Cette recherche témoigne que la simple protection n’est pas suffisante et justifie les interventions de plantations d’arbres pour s’assurer d’une meilleure valeur écologique des bandes riveraines et d’une agriculture durable.
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