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Hélène Carbonneau : UQTR- Université du Québec à Trois-Rivières
La pratique d'activités récréatives est démontrée comme un facteur déterminant tant pour la santé physique et mentale que pour leur qualité de vie des personnes âgées. Le loisir serait une voie favorable au développement des potentiels des individus. Une étude récente (Carbonneau, 2010) met en relief le rôle déterminant de la qualité de l'expérience dans ce contexte. Il apparait ainsi que la satisfaction en loisir plus que l'intensité des pratiques serait déterminante du bien-être des personnes âgées. Néanmoins, nombre d'études menées auprès d'aînés se limitent à mesurer l'intensité des pratiques récréatives. Il importe de considérer non seulement la nature et l'intensité des activités pratiquées mais surtout la qualité de l'expérience pour mieux comprendre les retombées du loisir. Tel que préconisé dans la psychologie positive, la qualité de l'expérience considère non seulement le plaisir ressenti et englobe aussi le potentiel des pratiques à permettre une vie engagée et une vie pleine de sens. La prise en compte des déterminants de la qualité de l'expérience est essentielle dans cette perspective. Partant de la littérature scientifique dans le domaine et de résultats de diverses études menées auprès d'aînés cette présentation veut approfondir la compréhension des déterminants de la qualité de l'expérience. Elle propose d'ouvrir la réflexion sur l'importance de s'attarder davantage à cette dimension dans la recherche et l'intervention auprès des aînés.
La participation sociale des aînés représente un enjeu incontournable dans notre société actuelle. Aussi le colloque s'adresse à toutes les personnes pour qui elle suscite de l'intérêt : aînés, décideurs, intervenants du secteur public ou communautaire. Des chercheurs et des praticiens uniront leurs efforts pour aborder la participation sociale au regard des diversités, des inégalités et des solidarités qui la traversent. En termes de diversités, cette notion revêt plusieurs sens et il existe plusieurs modes interventions pour la favoriser. En termes d'inégalités, des différences dans les conditions personnelles, organisationnelles et sociales modulent l'accès à la participation. Au regard des solidarités, il est possible de construire des espaces et des pratiques plus inclusives. Ces trois constats montrent aussi l'importance de compter sur les solidarités entre les milieux de recherche et de pratique afin de développer des connaissances et des interventions visant la participation sociale des aînés. Ces dernières se regroupent en cinq modes : 1) Des interactions en contexte individuel (ex. : visites d'amitié) ; 2) Des interactions dans le cadre d’un groupe (ex. : loisirs, cours, etc.) ; 3) Des activités portées par une démarche collective par laquelle les participants s’approprient une action et s’y engagent activement (ex. : les associations de retraités); 4) L’implication dans des organisations structurées dans une perspective d’aide ou de mentorat dirigé vers autrui (ex. : bénévolat organisé); 5) l'action sociopolitique et militante (ex. : défense des droits). Ces interventions touchent une variété de personnes, des plus fragiles et isolées aux plus actives et engagées. Elles se redessinent continuellement non seulement en fonction des caractéristiques des nouvelles cohortes d’aînés mais aussi des contextes organisationnels et sociaux dans lesquels elles sont menées. Ce colloque présentera les résultats de travaux gravitant autour de ces cinq modes d'intervention.
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