pen icon Colloque
quote

L'utilisation du jeu pour soutenir le développement de la compétence psychomotrice des élèves de la maternelle

JA

Membre a labase

Johanne April : UQO - Université du Québec en Outaouais

Résumé de la communication

Plusieurs chercheurs conviennent que le jeu est l'activité normale de l'enfant. Il conduit à des expériences sensorielles, motrices, affectives, intellectuelles, permettant le développement des apprentissages plus structurés à travers l'exploration de milieux de vie. Comme chercheuses, nous sommes préoccupées de la part réservée au jeu comme moyen pour favoriser le développement psychomoteur dans les classes de maternelle et plus particulièrement dans les actions pédagogiques de l'enseignante. Ainsi, la communication présentera une recherche qui s'est intéressée à la validation d'un dispositif de formation repositionnant le jeu comme support d'apprentissage. Les enseignantes étaient invitées à réfléchir sur le sens des activités proposées et à identifier leur place dans les apprentissages et le développement de l'enfant. Afin d'augmenter le sentiment d'efficacité des enseignantes de maternelle en formation continue, nous avons mis en œuvre une communauté d'apprentissage et de partage des pratiques professionnelles. Différents instruments (questionnaires/psychomotricité-sentiment d'autoefficacité, entrevue individuelle) ont été utilisés pour examiner l'effet de cette formation continue sur les actions pédagogiques des enseignantes et l'importance qu'elle accordait au jeu dans sa pratique professionnelle.

Résumé du colloque

Plusieurs chercheurs s’entendent pour dire que le jeu constitue une activité par excellence pour permettre à l’enfant d’apprendre et se développer harmonieusement en contextes éducatifs pendant la petite enfance (Bodrova et Leong, 2011; Howes et al., 2010; Larivée, 2010; Marinova, 2012; Pelligrini et Nathan, 2011; Pianta et al., 2012), notamment en service de garde éducatif et en maternelle. Le jeu s’avère plus qu’une source de plaisir ou de divertissement pour l’enfant. Dans le cadre de son activité spontanée, il lui permet de mobiliser un lot d’habiletés motrices et psychomotrices, socioaffectives, cognitives et langagières, voire de solliciter son développement global (Bouchard, 2008, 2012; Bouchard et Fréchette, 2011; Hirsh-Pasek et al., 2009; Landry et al., 2012). La recherche fournit d’ailleurs de plus en plus de preuves quant à l’apport du jeu dans le développement des habiletés en numératie et en littératie, des capacités d’autorégulation et de concentration, ainsi que des fonctions exécutives chez l’enfant (Bodrova et Leong, 2011 ; Bornstein et al., 1999; Obradovic et al., 2012; Stevens et al., 1998). Force est toutefois d’admettre qu’un peu partout dans le monde, on note un certain désintérêt ou une désaffection pour l’apprentissage par le jeu en contextes éducatifs (Gilain-Mauffette, 2009; Miller et Almond, 2009; Stipek, 2006; Trawick-Smith, 2012). Ainsi, son pouvoir pourrait être méconnu ou encore sous-estimé, et par le fait même, ne pas être utilisé sciemment pour soutenir l’apprentissage et le développement global des enfants en contextes éducatifs (Trawick-Smith, 2012). Selon Thériault et Doucet (2010), certaines pressions pourraient être à l’origine de cette diminution du temps et de l’espace réservés au jeu. Qu’en est-il de la situation du jeu? Comment le définir de façon à en dégager une représentation commune? Existe-t-il un type de jeu qui favorise plus particulièrement l’apprentissage et le développement global de l’enfant en service de garde éducatif et en maternelle? Comment soutenir le jeu dans l’intervention éducative? Voilà autant de questions auxquelles ce colloque tentera de fournir certains éléments de réponse.

Contexte

section icon Thème du congrès 2013 (81e édition) :
Savoirs sans frontières
section icon Date : 8 mai 2013

Découvrez d'autres communications scientifiques

Autres communications du même congressiste :