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Mesure de la vulnérabilité sociale au séisme : une analyse de deux quartiers de Beyrouth

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Ludvina Colbeau-Justin : Université de Nîmes

Résumé de la communication

La sismicité du Liban est marquée par des secousses régulières qui laissent craindre un séisme destructeur. Connaître la vulnérabilité urbaine représente une piste d'adaptation à cette menace.

L'équipe cherche à identifier les variables influençant la vulnérabilité sociale des Beyrouthins face au séisme.

Le questionnaire s'intéresse à la perception du risque, aux attitudes et comportements face au risque sismique, au rôle de l'expérience. Il cherche à déterminer le poids des contextes sociaux et physiques dans la vulnérabilité sociale et ce qui peut être source de résilience. Les enquêtes examinent aussi la représentation de l'habitat et la qualité supposée de la construction. L'échantillonnage est construit en prenant en compte les caractéristiques du bâti.

La construction d'un indice de vulnérabilité sociale est alors possible. Des travaux précédents ont permis de valider le poids d'indicateurs sociaux de la vulnérabilité. On retiendra ainsi des variables démographiques (âge, sexe, niveau socio-économique), psychosociologiques (connaissance et perception du risque), comportementales et attitudinales (internalisation ou externalisation de la responsabilité, implication citoyenne).

Les perspectives de ce travail sont à fort enjeu. En effet, il s'agit dorénavant de poser les bases d'une intégration de cet indice au calcul d'une vulnérabilité à l'échelle de la ville, et d'en faire un outil d'aide à la décision pour les gestionnaires institutionnels du risque.

Résumé du colloque

La participation des citoyens dans la gouvernance territoriale et l’ouverture des processus décisionnels sont des conditions sine qua non à la gestion durable des territoires. Les risques, et particulièrement les catastrophes, sont de véritables vecteurs d’innovation sociale. En effet, les recherches montrent que les citoyens innovent à la lumière de sinistres qu’ils ont vécus, et ce, afin de rendre sociétés et territoires moins vulnérables.

Ainsi, la politique de sécurité civile prévoit de nombreuses mesures pour répondre à des sinistres. Dans la pratique, des insuffisances apparaissent au grand jour à chaque fois qu’un évènement survient. Ces lacunes ne peuvent être prévues dans toutes les dimensions de gestion des risques par les outils réglementaires, ce qui pose la question de la prise en compte de la perception de l’ensemble des acteurs, notamment ceux qui vivent le risque.

Les catastrophes servent alors de point de départ à une amélioration de la règlementation en matière de gestion des risques naturels. Elles apportent de nouveaux enseignements sur l’intensité, voire l’occurrence de l’aléa en amont, et dans certains cas identifient de nouvelles expériences rendant la société plus résiliente. Ce cadre réglementaire qui régit la sécurité des individus et de leurs biens est donc appelé à être constamment mis à jour.

Contexte

section icon Thème du congrès 2013 (81e édition) :
Savoirs sans frontières
section icon Date : 8 mai 2013

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