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Celine Cooper : University of Toronto
Influenced by the Bouchard-Taylor Commission on Reasonable Accommodation, a growing body of social science research has emerged in recent years to place particular emphasis on defining interculturalism (Bouchard 2011) and consider its viability as an “alternative” model of integration (in relation to Canadian multiculturalism) designed to manage the challenges of diversity as they relate to specific questions of majority/minority relations, language, culture, nation and state in the Quebec context (McAndrew 2007). These articulations of interculturalism – made dominant through various processes – are consistent in their endorsement of pluralism, but also in their assertion that Quebec is a distinct nation, that the French language is the key defining feature or ‘site of convergence' for this nation, and that the Francophone majority must be respected as the dominant culture into which all other groups must integrate (Bouchard 2011; Bouchard & Taylor 2008; Rocher & Labelle 2010). Language has of course always served as a key terrain across which processes of social organization, identification with and orientation to the nation in Canada have been structured. Yet the literature on interculturalism in Quebec does not adequately engage with critical approaches to linguistic and social theory that would offer valuable insight into how relations of social difference and inequality are constructed in this discourse, (Giddens 1991; Appadurai 1996; Heller 2010).
Depuis quelques années, le mot « interculturalisme » connaît un regain d’intérêt au Québec. S’agit-il d’une nouvelle idéologie politique québécoise ou bien d’un réaménagement terminologique de certaine idéologie opposant sans doute indûment le Québec au reste du Canada et, dans une autre mesure, les immigrants aux Québécois « de souche » ?
Il nous importe de noter tout de suite que, comme toute société issue de l’immigration, le Québec a toujours composé avec les dynamiques interculturelles. D’où l’inquiétude épistémologique que suscite le recyclage du mot et, partant, la réalité de l’interculturel, dans le sens du nouveau mythe fondateur du Québec.
En effet, dans un texte récent au sujet de l’interculturalisme, l’historien et sociologue Gérard Bouchard donne l’impression que l’interculturalisme, malgré quelques flous autour de sa définition, serait l’objet d’un certain consensus, et pas seulement dans le milieu académique (2010 : 2). Mais de quel interculturalisme parle-t-on exactement ? Cette question se pose au sujet de la série d’activités qui visaient à définir la notion d'interculturalisme, visiblement dans l’optique d’articuler un modèle québécois de gestion de la diversité culturelle (voir http://www.symposium-interculturalisme.com/1/accueil/fr), suite au rapport final de la Commission de consultation sur les pratiques d’accommodement reliées aux différences culturelles (La commission Bouchard-Taylor).
Le risque d’instrumentalisation du terme est ici patent. À ce seul titre, nous nous croyons fondés de proposer une lecture alternative de la « généalogie » du terme et de ses assertions dans le contexte québécois contemporain. Dans le cadre de ce colloque nous proposons une réflexion sur l’interculturalisme qui serait capable d'intégrer non seulement des données théoriques mais aussi des éléments sociohistoriques afin d’interroger la réalité interculturelle du Québec d’aujourd’hui.
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