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Véronique Paradis : Cégep de Lanaudière
Les chercheurs du Centre d'expertise et de formation en design industriel (CEFdi) du Cégep régional de Lanaudière à Terrebonne mettent au point actuellement un guide référentiel d'écoconception de mobilier québécois à l'intention des fabricants de meubles et des designers industriels. Bénéficiaires d'une subvention de renforcement de l'innovation du Conseil de recherches en sciences naturelles et en génie du Canada (CRSNG), les chercheurs ont d'abord fait l'analyse de l'industrie locale et internationale pour y repérer les forces des fabricants québécois et les opportunités. Une série d'entrevues auprès des principales parties prenantes a permis ensuite de sonder la volonté et le potentiel d'une initiative collective à définir un style québécois. Finalement, une revue littéraire a conduit à définir un certain nombre de caractéristiques devant composer la signature de nos meubles. Grâce au soutien financier des fonds des créneaux d'excellence ACCORD (Action concertée de coopération régionale de développement), sept fabricants membres du créneau design d'ameublement de Lanaudière et de la Mauricie collaborent avec des designers industriels pour développer des produits selon les exigences du référentiel. Ces premiers produits à valeur identitaire forte seront mis en marché sous forme de collectif pour tenter de positionner le style québécois sur la scène mondiale.
Étant donné les transformations que connaît le monde de la recherche et devant le développement que connaît celui de la recherche collégiale, cette dernière fait face à plusieurs enjeux. Or, l’un de ceux-ci se présente comme une occasion d’entretenir un dialogue fructueux au sein de l’enseignement supérieur : la gestion de la propriété intellectuelle. Dans un avis récent intitulé La gestion de la propriété intellectuelle dans les relations entre l'université et l'entreprise : pour une véritable dynamique d'alliances stratégiques, le Conseil de la science et de la technologie (2011) insistait sur la nécessité d’une dynamique renforcée d’alliances et de coopération. Compte tenu des transformations et du développement évoqués ci-dessus, il appert que les établissements d’enseignement collégial et les centres de recherche ou de transfert qui leur sont affiliés, auraient tout intérêt à faire partie de cette dynamique. Leur apport pourrait être significatif. Dans cette perspective, l’activité ici proposée se veut une occasion privilégiée d’aborder la question de la propriété intellectuelle à la fois sur les plans juridique, éthique, disciplinaire et économique, comme le suggèrent Couture et Malissard (2010) dans Propriété intellectuelle et université : entre la libre circulation des idées et la privatisation des savoirs. Dans cette foulée, de quelles règles relatives à la propriété intellectuelle devraient se doter les établissements de l’ordre collégial s’ils veulent tenir compte de leur mission, des types de recherche se réalisant entre leurs murs, de cette «alliance pour l’action» recommandée par le Conseil et des différents aspects relevés par Couture et Malissard, par exemple? Qui plus est, existe-t-il des pratiques exemplaires en ce domaine? Bref, en ce qui concerne la gestion de la propriété intellectuelle, quels sont les courants de pensée et les facteurs de succès?