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Camille St-Cerny-Gosselin : UQAM - Université du Québec à Montréal
Il s'agira ici d'examiner les pages de bandes dessinées politiques dessinées par Pierre Dupras et publiées de façon hebdomadaire dans le journal Québec-Presse de 1969 à 1974. Au même moment, Dupras signe, toujours pour ce journal, des caricatures politiques. C'est principalement ce rapport entre la bande dessinée et la caricature dans l'œuvre de Pierre Dupras qui nous intéressera ici. La pratique de la caricature a-t-elle une incidence sur la construction de ses bandes dessinées? Quels thèmes sont privilégiés par quelles pratiques? Est-ce que les mêmes stratégies satiriques sont utilisées? Dupras entretient-il le même rapport au traitement de la nouvelle selon le médium utilisé? Ou encore, le changement de médium apporte-t-il un changement de regard sur l'actualité? Cette comparaison entre les caricatures et les bandes dessinées chez Dupras nous permettra enfin d'élucider les structures de la narration figurative tel que l'artiste les développe dans chacun des médiums qui fondent sa démarche satirique.
Ce colloque veut réunir les chercheurs établis et émergents qui s’intéressent aux démarches satiriques dans les arts visuels. Deux types de question sont à l’agenda : quels impacts peut-on tracer sur la représentation visuelle à partir de ces démarches; quelles inquiétudes et polémiques (sociales, politiques, culturelles, identitaires...) permettent-elles de circuler? Ensuite, comment l’étude de la satire visuelle transforme-t-elle l’histoire de l’art en tant que discipline? Depuis la fin du 18e siècle notamment, les formes satiriques de l’image, souvent virtuoses par ailleurs, ont regagné les sphères de l’imprimé de masse, pour éventuellement regagner ceux du musée et de l’archive, participant souvent par ailleurs (et parfois contre gré) aux narrations que forment les États au sujet de leurs trajectoires historiques. Depuis les années 1950, il semblerait qu’on assiste à l’intensification progressive du recours aux modes satiriques dans l’art contemporain, et ce, de manière directe à travers les infrastructures associatives et institutionnelles de l’art qui s’occupent des formes « anciennes » et « nouvelles » des arts visuels. La circulation de l’image satirique s’avère être un comportement qui travaille les structures géopolitiques de la culture occidentale et le statut chancelant de l’œuvre d’art, s’arrogeant les discours sur l’identité individuelle et collective, pour constituer une discursivité parallèle qui miroite et infiltre les lieux, les ambitions et les désirs des beaux-arts, souvent pour les rattacher à d’autres régimes, politique et économique notamment, à l’aide de stratégies humoristiques, « ridiculisantes » et renversantes.
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