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Sébastien Piché
Plusieurs politiques gouvernementales québécoises et canadiennes récentes encouragent l'intensification des liens entre les collèges et les universités, notamment pour ce qui concerne la recherche. L'Association pour la recherche au collégial (ARC) a publié, par le passé, des études bibliométriques en cette matière. Afin de mieux comprendre les conditions entourant ces collaborations, nous avons analysé les propos de 45 répondantes et répondants ayant accordé une entrevue à l'ARC entre 2007 et 2009 dans le cadre d'un projet d'histoire de la recherche collégiale. Tous avaient été choisis parce qu'ils avaient joué un role important dans le déploiement des activités de recherche collégiale. Après avoir associé leurs propos à des mots-clés selon un processus itératif, nous avons dégagé cinq catégories d'énoncés : les avantages, les inconvénients, les conditions avantageuses, les conditions désavantageuses et les suggestions. Nous rapportons ainsi que, selon ce corpus, il existe beaucoup plus d'avantages que d'inconvénients à la collaboration interordres. Cependant, les personnes interviewées ont relevé un plus grand nombre de conditions désavantageuses que de conditions avantageuses. L'analyse détaillée de leurs propos permet de dégager des suggestions pour lever les barrières à la collaboration interordres, notamment par le réseautage, les alliances stratégiques et le rayonnement.
Étant donné les transformations que connaît le monde de la recherche et devant le développement que connaît celui de la recherche collégiale, cette dernière fait face à plusieurs enjeux. Or, l’un de ceux-ci se présente comme une occasion d’entretenir un dialogue fructueux au sein de l’enseignement supérieur : la gestion de la propriété intellectuelle. Dans un avis récent intitulé La gestion de la propriété intellectuelle dans les relations entre l'université et l'entreprise : pour une véritable dynamique d'alliances stratégiques, le Conseil de la science et de la technologie (2011) insistait sur la nécessité d’une dynamique renforcée d’alliances et de coopération. Compte tenu des transformations et du développement évoqués ci-dessus, il appert que les établissements d’enseignement collégial et les centres de recherche ou de transfert qui leur sont affiliés, auraient tout intérêt à faire partie de cette dynamique. Leur apport pourrait être significatif. Dans cette perspective, l’activité ici proposée se veut une occasion privilégiée d’aborder la question de la propriété intellectuelle à la fois sur les plans juridique, éthique, disciplinaire et économique, comme le suggèrent Couture et Malissard (2010) dans Propriété intellectuelle et université : entre la libre circulation des idées et la privatisation des savoirs. Dans cette foulée, de quelles règles relatives à la propriété intellectuelle devraient se doter les établissements de l’ordre collégial s’ils veulent tenir compte de leur mission, des types de recherche se réalisant entre leurs murs, de cette «alliance pour l’action» recommandée par le Conseil et des différents aspects relevés par Couture et Malissard, par exemple? Qui plus est, existe-t-il des pratiques exemplaires en ce domaine? Bref, en ce qui concerne la gestion de la propriété intellectuelle, quels sont les courants de pensée et les facteurs de succès?
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