Veuillez choisir le dossier dans lequel vous souhaitez ajouter ce contenu :
Membre a labase
Lahbassi Ouerdachi : Université Badji Mokhtar de Annaba
L’Algérie et la Tunisie, pays limitrophes partagent deux sous-bassins
hydrographiques. Une course effrénée pour l’aménagement hydraulique
transfrontalier le long de la frontière
a été lancée. L’absence de concertation a engendré des problèmes à la
population. La région transfrontalière a connu deux événements majeurs
sources de conflit potentiel, le barrage BOUGOUS et les inondations 2012. Le
barrage Mexa a été projeté pour répondre
aux besoins de la région. La retenue dépasserait la cote 54,en territoire
tunisien. La capacité du barrage BOUGOUS est passé de 210 hm3 à 47 hm3 sous la
pression des tunisiens.
Le 24/02/12 la région a subi de fortes pluies. Afin d’éviter une
catastrophe, un lâcher a été effectué sur les trois barrages Mexa, Bougous et Cheffia.
L’inondation exceptionnelle, aggravée par les lâchers des barrages, a causé des
dégâts matériels et perte de vies humaines. Le cumul des lâchers des trois
barrages a atteint 200 millions de m3 ce qui représente le déficit de BOUGOUS. Une concertation des deux parties aurait pu
éviter cette catastrophe et préserver la quantité d’eau.
L’analyse spatiale multicritère et les fonctionnalités des SIG
nous a permis d’aboutir à une carte des risques à l’inondation sur la région
transfrontalière en utilisant plusieurs scenarios. L’Algérie et la Tunisie
n’ont pas d’autre choix que la coopération et la concertation pour tout
aménagement transfrontalier. Actuellement la paix est préservée, mais pour
combien de temps?
Thème du communication :
Domaine de la communication :