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Réchauffement climatique, utilisation des sols et mode de gestion des barrages : impacts sur la variabilité interannuelle des débits extrêmes journaliers au Québec

YB

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Yanick Boucher : UQTR- Université du Québec à Trois-Rivières

Résumé de la communication

Cette étude vise à comparer l'influence du réchauffement climatique, de l'utilisation des sols et du mode de gestion des barrages sur la variabilité interannuelle des débits minimums extrêmes journaliers saisonniers (DEM). Pour analyser l'impact de l'utilisation des sols, on a comparé la variabilité interannuelle des DEM dans les bassins versants contigus de l'Assomption (agricole) et Matawin (forestier en amont du réservoir Taureau) pendant la période 1930-2010 d'une part, et pour analyser l'impact du mode de gestion des barrages, on a comparé la variabilité interannuelle des DEM mesurés en aval du barrage de Rawdon construit sur la rivière Ouareau (mode de gestion de type naturel) et en aval du réservoir Taureau (mode de gestion de type inversé) érigé sur la rivière Matawin. La hausse de la température observée dans le bassin versant de l'Assomption n'a eu aucun impact sur la variabilité interannuelle des DEM. L'influence de la différence de l'utilisation s'est traduite par une hausse des DEM en hiver dans le bassin versant forestier de Matawin. Enfin, l'influence de la différence du mode de gestion des barrages s'est traduite par une hausse significative des DEM en aval du barrage Matawin durant les quatre saisons. Cette étude démontre que la variabilité interannuelle des DEM est beaucoup plus fortement influencée par le mode de gestion des barrages que par le climat et l'utilisation des sols au Québec.

Résumé du colloque

La participation des citoyens dans la gouvernance territoriale et l’ouverture des processus décisionnels sont des conditions sine qua non à la gestion durable des territoires. Les risques, et particulièrement les catastrophes, sont de véritables vecteurs d’innovation sociale. En effet, les recherches montrent que les citoyens innovent à la lumière de sinistres qu’ils ont vécus, et ce, afin de rendre sociétés et territoires moins vulnérables.

Ainsi, la politique de sécurité civile prévoit de nombreuses mesures pour répondre à des sinistres. Dans la pratique, des insuffisances apparaissent au grand jour à chaque fois qu’un évènement survient. Ces lacunes ne peuvent être prévues dans toutes les dimensions de gestion des risques par les outils réglementaires, ce qui pose la question de la prise en compte de la perception de l’ensemble des acteurs, notamment ceux qui vivent le risque.

Les catastrophes servent alors de point de départ à une amélioration de la règlementation en matière de gestion des risques naturels. Elles apportent de nouveaux enseignements sur l’intensité, voire l’occurrence de l’aléa en amont, et dans certains cas identifient de nouvelles expériences rendant la société plus résiliente. Ce cadre réglementaire qui régit la sécurité des individus et de leurs biens est donc appelé à être constamment mis à jour.

Contexte

section icon Thème du congrès 2013 (81e édition) :
Savoirs sans frontières
section icon Date : 8 mai 2013

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