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Sophie Lucet : Université Rennes 2
Le laboratoire théâtre de l'Université Rennes 2 engage pour le quadriennal en cours un travail de recherche intitulé : « Archiver le geste créateur dans le domaine des arts du spectacle ? ». Si la notion de « patrimoine culturel immatériel » relative aux arts du spectacle a déjà fait l'objet de nombreuses recherches, notre démarche sera novatrice en proposant d'analyser le possible archivage du processus de création dans le domaine des arts du spectacle. Il s'agira alors de ne pas se concentrer uniquement sur le spectacle, mais également sur sa genèse et sa réception, c'est-à-dire d'observer un processus dans sa durée. Il nous faudra alors évoquer la question nécessairement polémique de l'archivage du processus de la création. Faut-il en effet archiver un art dont l'essence tient à l'éphémère ? Et si oui, quelles traces garder pour témoigner d'un processus de création autant que d'une œuvre achevée ? Ceci nous permettra d'esquisser une typologie des traces du processus créateur, et d'inventorier les modalités de conservation et d'invention de la mémoire ; d'observer les mutations et émergences des formes spectaculaires ; de penser, finalement, un renouveau de l'archivage des traces de la création.
On assiste depuis une vingtaine d’années à un éclatement de la notion d’archives, sur le plan de sa définition, de ses pratiques, de ses supports : l’arrivée des technologies numériques, l’absorption sous la notion de patrimoine de domaines de plus en plus vastes et larges, une attention marquée pour les formes sensibles de l’inscription et de l’enregistrement du passé, entraînent une nouvelle compréhension, critique, théorique, esthétique et sociale des archives. Il n’est donc pas étonnant que la réflexion sur les archives suscite un engouement marqué dans bon nombre de disciplines, bien au-delà du seul champ de l’archivistique et de l’histoire — alors qu’en même temps ces dernières subissent de très importants bouleversements dans leur manière de penser les archives et les nouveaux défis qu’elles posent. Des études cinématographiques à la philosophie, de la littérature aux communications, de l’anthropologie à l’histoire de l’art, de la psychanalyse à la théologie, et bien d’autres, toutes les branches des sciences humaines et sociales, de diverses manières et pour diverses raisons, se trouvent interpellées par la question de l’archive. Ce colloque a pour but de témoigner de cette pluralité des appréhensions et des compréhensions de l’archive, dans une perspective intermédiale.
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