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Paul Servais : Université catholique de Louvain
En 2011, la Direction de l'Université amplifie le mandat des Archives en y incluant la responsabilité de suivi et de préservation des archives administratives, notamment électroniques, dans une logique de records management. Dans ce contexte institutionnel, l'équipe des Archives prend différentes initiatives et entame un certain nombre de projets qui intensifient la valorisation numérique des archives et visent à une meilleure prise en charge, de la production à la conservation, des archives nées numériques. Avec le recul, la présente communication se propose, d'abord, de faire le bilan des actions entreprises par le Service des Archives en matière d'exploitation/valorisation des archives, qu'il s'agisse d'une exploitation/valorisation numérique des archives ou d'une exploitation/valorisation des archives numériques. Dans un deuxième temps, nous examinerons les éléments de la culture informationnelle de l'Institution qui permettent de comprendre les résultats obtenus et les difficultés rencontrées. Dans un troisième temps, nous ferons état d'un certain nombre de facteurs endogènes au monde des archives et à la fonction d'archiviste sur lesquels une action pourrait être entreprise pour améliorer l'efficacité des actions entreprises. En conclusion, nous proposerons un certain nombre de pistes de réflexion générales sur les adaptations ou les transformations qu'implique la présence de plus en plus prégnante du numérique sous toutes ses formes dans le monde des archives.
Présente à toutes les étapes du cycle de vie des documents, recouvrant divers aspects comme l'accès, la valorisation, la référence et la promotion, l'exploitation des archives se révèle une dimension aux multiples facettes qui, à l'ère numérique, connaît une évolution remarquable. Depuis les expositions virtuelles jusqu'aux archives à voix haute en passant par le déploiement du Web 2.0, les archives sont mises à profit dans des réalisations, des milieux et auprès de clientèles des plus variées. Mais si le numérique joue un rôle de premier plan dans la mise en valeur des archives, il provoque aussi de nombreux changements : nouveaux acteurs, nouveaux lieux d'archivage, nouvelles pratiques, etc. De plus, la révolution numérique n'apporte pas que des bénéfices. Ses vertus ont aussi des effets pervers. À titre d'exemple, la gratuité n'est en fait qu'un nouveau modèle commercial et les traces numériques des activités sont autant de possibilités de surveillance et de contrôle. Bref, les archivistes sont confrontés à des défis majeurs en termes de mise à disposition des documents dont ils ont la charge : objets de moins en moins tangibles et de plus en plus complexes, nouveaux rapports avec les usagers, changement de temporalités (immédiateté, urgence, interactivité, etc.), passage de la diffusion de l'information à l'accès aux données, droits d'utilisation favorisant le partage et la réutilisation, nouveaux usages des archives à des fins de création, valeur émotive accordée aux documents d'archives, redéfinition des frontières entre le public et le privé, tant au plan individuel qu'institutionnel, passage d'une logique de recherche non plus centrée sur les institutions, mais sur les contenus, etc.
Face à des changements aussi fondamentaux, ce colloque vise la réflexion autour des relations entre les producteurs/propriétaires d'archives, les usagers ainsi que les professionnels qui conçoivent, réalisent ou pilotent des projets de mise en valeur documentaire.
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