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Michel Maziade : Université Laval
Les endophénotypes de la schizophrénie ou la maladie bipolaire possèdent une architecture génétique plus simple que le diagnostic DSM-IV. Or, les endophénotypes neurocognitifs et physiologiques observés chez le patient adulte sont détectables chez l’enfant à risque génétique de schizophrénie ou maladie bipolaire, 10-15 ans avant l’incidence de la maladie (Maziade et al., Schiz Bull 2011). Ces endophénotypes de risque : i) auraient des fenêtres temporelles de vulnérabilité ; ii) signent des empreintes neurodéveloppementales du cerveau de l’enfant à risque ; iii) des endophénotypes différents ont des trajectoires développementales différentes ; iv) trois formes de trajectoires ont déjà pu être identifiées de l’enfance à l’âge adulte : 1. Une stabilité du déficit ; 2. Une trajectoire non-linéaire avec un retard développemental en enfance suivi d’une récupération ; 3. Un retard tardif commençant à la fin de l’adolescence ; v) la forme de la trajectoire développementale importe. Les travaux soutiennent une définition d’un« syndrome de risque » infantile commun à la schizophrénie et à la maladie bipolaire et reposant sur des anomalies cognitives et physiologiques, la présence de symptômes atténués de psychose et une histoire familiale positive pour ces maladies. Incidemment, un tel syndrome de risque présente des points communs avec le syndrome de risque infantile des maladies métabolo-cardiovasculaires adultes. Ces découvertes mènent a des études d’interventions préventives.
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