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Magninin KONÉ : Université de Sherbrooke
À partir d'une recherche-action portant sur l'écriture de l'histoire familiale en classe d'accueil comme moyen de motiver les élèves immigrants et réfugiés à écrire en français, nous présenterons les grandes dimensions qui permettent la réussite de tels projets dans les régions du Québec. En particulier, nous nous arrêterons à la nécessité d'un engagement des institutions scolaires, d'une formation des enseignantes de classes d'accueil, de contacts entre les organismes communautaires et l'école et de médiations entre les familles et l'école. L'histoire familiale peut alors rentrer dans le milieu scolaire comme vecteur de résilience pour les jeunes, comme héritage pour les familles, comme modalité d'insertion pour les parents et les enfants et comme moyen de mieux connaître les enfants et leur famille pour les enseignants. Nous analyserons aussi ces résultats à la lumière des dernières politiques québécoises en termes de régionalisation et de francisation pour les immigrants.
Ce colloque, organisé par l’Équipe de recherche en partenariat sur la diversité culturelle et l’immigration dans la région de Québec (ÉDIQ, FRQSC), aborde la diversité culturelle et l’immigration en dehors des grands centres en questionnant les phénomènes d’insertion durable et de mobilité à la lumière des notions de transition, de qualité de vie et de sentiment d’appartenance. Il a pour but d’identifier les forces créatrices et les ressources d’inventivité des personnes, des groupes et des institutions au travers et au-delà des limites de la diversité. Une première hypothèse pose que les nouveaux arrivants ainsi que la population locale vivent des transitions qui questionnent les identités et les appartenances à partir de leurs ancrages historiques et de leurs dynamiques locales respectives. Une deuxième hypothèse avance que l’adaptation mutuelle, fondée sur la prise en compte des projets personnels et familiaux, sur la reconnaissance des identités et des apports de chacun, et sur la valorisation des apprentissages, des savoirs et des compétences acquis au cours de la mobilité ainsi qu’à travers les relations interculturelles, contribue à la cohésion sociale et à la qualité de vie de l’ensemble des citoyens. À l’heure où la diversité culturelle, historiquement fondatrice de la société québécoise, est remise en question et crée des inquiétudes concernant la cohésion sociale, les activités du colloque sont à même de contribuer à une réflexion sur l’élaboration des politiques et de proposer des manières innovantes d’accompagner les nouveaux arrivants, les membres des groupes minoritaires, la population en général dans un souci d’équité et d’égalité des chances.
Thème du colloque :