pen icon Colloque
quote

Comment enseigne-t-on l'histoire? Étude de cas dans des écoles primaires québécoises

NF

Membre a labase

Nadine Fink : Université de Genève

Résumé de la communication

L'histoire scolaire est à la fois le vecteur d'une culture commune à laquelle les élèves sont censés adhérer, tout en étant le moyen d'outiller les élèves au mieux de leurs potentialités intellectuelles (Audigier, 1997). Cette double fonction se traduit par une tension entre des valeurs d'adhésion à une communauté politique et des outils de distanciation à l'égard de cette communauté. Partant de ce constat, la recherche dont il est question ici se fonde sur trois hypothèses : premièrement, que cette tension est présente dans les pratiques d'enseignement et les usages qui sont faits des ensembles didactiques ; deuxièmement, que cette tension est d'autant plus forte quand l'objet d'enseignement touche à des questions relatives à l'histoire nationale – ici, québécoise ; troisièmement, que l'importance de cette tension varie selon la conception de l'histoire (réaliste ou problématisée) qui est sous-jacente. La présente communication offrira des premiers constats à partir d'une recherche actuellement en cours sur les pratiques effectives d'enseignement de l'histoire dans des écoles primaires québécoises. Il s'agira de décrire ce qui est mis en œuvre et de pointer quelques difficultés implicites et explicites. Ces premiers constats permettront de réfléchir aux interactions entre des enjeux théoriques et des réalités pratiques.

Résumé du colloque

Le sujet de ce colloque s’inspire de l’ouvrage publié à la suite du colloque tenu à l’ACFAS en 1991, sous la responsabilité d’Yves Lenoir et de Mario Laforest : L'enseignement des sciences humaines au primaire : développement, sous-développement ou développement du sous-développement? Ce colloque vise à faire le point sur la réflexion et la recherche sur la formation enseignante, l'enseignement et l'apprentissage de la géographie, de l’histoire et de l’éducation à la citoyenneté (GHEC) au Québec, une dizaine d’années après la mise en vigueur du Programme de formation de l’école québécoise, éducation préscolaire et enseignement primaire (PFEQ). Il vise à faciliter l'échange et la recherche concertée entre les didacticiens québécois en collaboration avec le milieu scolaire et ministériel, et à dresser un portrait exploratoire de la situation par le partage de recherches et de réflexions s’y rapportant. Ce point d’arrêt est fondamental, car le nouveau programme a réformé de façon importante les visées assignées à la géographie et à l’histoire, en les complétant d’une nouvelle discipline : l’éducation à la citoyenneté. De plus, il inscrit l’interdisciplinarité au cœur de ce domaine et des apprentissages qui peuvent en résulter. Compte tenu de ces aspects novateurs, un ensemble de questions se posent. À titre d’exemple : Jusqu’à quel point les futurs enseignants et les enseignants en exercice se sont-ils approprié le programme? Quels sont les besoins des enseignants en formation continue? Quelles pratiques ont-ils développées? Mettent-ils en œuvre la démarche de recherche et de traitement de l’information préconisée pour le développement des compétences? À quels obstacles font-ils face? Les élèves maîtrisent-ils les raisonnements historique et géographique? Quels sont les apprentissages réalisés par ces derniers?

Contexte

section icon Thème du congrès 2013 (81e édition) :
Savoirs sans frontières
section icon Date : 9 mai 2013

Découvrez d'autres communications scientifiques

Autres communications du même congressiste :