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Afifa Khazri : Collège Canada
Avec la globalisation, les retombées économiques des guerres et conflits armés dépassent les limites géographiques et s'étalent de manière diffuse dans le temps. J. E. Stiglitz[1], prix Nobel d'économie, estime le coût économique de la guerre en Irak à plus de 3000 milliards de dollars, et explique pourquoi ce conflit a joué un déclencheur de la crise financière qui a fortement ébranlé le modèle de croissance américain, avec des effets planétaires qu'on connait depuis 2008. La présente recherche constitue une méta-évaluation et elle s'appuie sur une revue des principales études empiriques ayant évalué les coûts des guerres ou conflits sociaux. On se propose d'explorer les coûts évités, les coûts implicites et les coûts indirects subits par les pays concernés dont la mortalité indirecte (malnutrition, maladie, épidémies, etc.), la destruction des infrastructures (écoles, hôpitaux, routes…), la dégradation de l'environnement. Ces coûts dépassent fortement les coûts résultant directement des combats et armements. Ayant un faible effet sur la stimulation économique (que les dépenses en infrastructure), les dépenses militaires génèrent aussi des coûts d'opportunité et des bénéfices indirects. Ce papier se propose de cerner les éléments de coûts de la présence canadienne en Afghanistan et dans d'autres conflits. Il portera sur l'évaluation des retombées économiques, sociales des dépenses consacrées à l'industrie de la défense.
Les chercheurs du Centre de recherche et d'expertise en évaluation (CREXE) se proposent d’organiser un colloque scientifique traitant à la fois des efforts d’institutionnalisation de l’évaluation des politiques et des programmes publics et des enjeux méthodologiques en vigueur dans les pays francophones. Les efforts de l’institutionnalisation initiés au Québec et au Canada seront passés en revue, à la lumière des expériences et des pratiques observables dans les pays de la Francophonie, notamment, en France, en Suisse, en Belgique et en Afrique. Le colloque se propose d’apporter un regard croisé mettant en lien les expériences d’institutionnalisation de l’évaluation avec les défis méthodologiques associés à ces expériences. Les contributions retenues dans le cadre de ce colloque s’articuleront autour de trois questionnements stratégiques : 1) L’évaluation des politiques publiques a été institutionnalisée au sein des gouvernements et organisations publiques opérant dans les pays francophones : comment la diversité des efforts d’institutionnalisation a-t-elle enfanté des pratiques différentes marquées par les contextes propres pour chacun de ces pays ou regroupement de pays? 2) De nos jours, l’évaluation se pratique dans le cadre de structures différentes et par des évaluateurs ayant des compétences inégales : quels sont les défis méthodologiques et les malaises épistémologiques rencontrés dans la pratique de l’évaluation dans les différents pays francophones? 3) Face à ces réalités et cette diversité des contextes, quels sont les points de divergence et quelles sont les convergences utiles à l’avancement des pratiques évaluatives?
On se propose de convier des conférenciers de calibre international et ayant démontré leurs preuves (recherche théorique et appliquée) en évaluation. Des évaluateurs et des praticiens seront mis face à face pour partager les expériences, stimuler les échanges et comparer les pratiques québécoises et canadiennes en évaluation avec les expériences observées dans l’ensemble de la Francophonie.