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Carla Peck : University of Alberta
Les recherches sur l'enseignement des sciences humaines et sociales au Canada sont aussi vastes et aussi variées que la géographie du pays. Cependant, la plupart des travaux concernent l'enseignement et l'apprentissage au secondaire. En comparaison, les recherches concernant l'ordre primaire paraissent peu développées, et encore moins celles dirigées vers la formation à l'enseignement (primaire ou secondaire). Les travaux présentés dans ce colloque représentent une exception dans le paysage scientifique canadien et une contribution possiblement importante dans ce contexte. Notre communication visera à analyser les travaux presentés dans ce colloque dans le but de les situer dans le contexte des recherches menées en didactique des sciences humains au primaire dans le reste du Canada. Nous entendons ainsi mettre en lumière les principaux courants de recherche, identifier les contributions significatives, et cerner les questions en suspens d'intérêt pour la recherche en éducation.
Le sujet de ce colloque s’inspire de l’ouvrage publié à la suite du colloque tenu à l’ACFAS en 1991, sous la responsabilité d’Yves Lenoir et de Mario Laforest : L'enseignement des sciences humaines au primaire : développement, sous-développement ou développement du sous-développement? Ce colloque vise à faire le point sur la réflexion et la recherche sur la formation enseignante, l'enseignement et l'apprentissage de la géographie, de l’histoire et de l’éducation à la citoyenneté (GHEC) au Québec, une dizaine d’années après la mise en vigueur du Programme de formation de l’école québécoise, éducation préscolaire et enseignement primaire (PFEQ). Il vise à faciliter l'échange et la recherche concertée entre les didacticiens québécois en collaboration avec le milieu scolaire et ministériel, et à dresser un portrait exploratoire de la situation par le partage de recherches et de réflexions s’y rapportant. Ce point d’arrêt est fondamental, car le nouveau programme a réformé de façon importante les visées assignées à la géographie et à l’histoire, en les complétant d’une nouvelle discipline : l’éducation à la citoyenneté. De plus, il inscrit l’interdisciplinarité au cœur de ce domaine et des apprentissages qui peuvent en résulter. Compte tenu de ces aspects novateurs, un ensemble de questions se posent. À titre d’exemple : Jusqu’à quel point les futurs enseignants et les enseignants en exercice se sont-ils approprié le programme? Quels sont les besoins des enseignants en formation continue? Quelles pratiques ont-ils développées? Mettent-ils en œuvre la démarche de recherche et de traitement de l’information préconisée pour le développement des compétences? À quels obstacles font-ils face? Les élèves maîtrisent-ils les raisonnements historique et géographique? Quels sont les apprentissages réalisés par ces derniers?