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Du texte à la performance : les multiples frontières du texte de théâtre hétérolingue et de sa traduction

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Louise Ladouceur

Résumé de la communication

Le bilinguisme des Franco-Canadiens a donné lieu à de multiples représentations théâtrales dont les formes ont varié selon les époques et les contextes de production et qui ont fait appel à diverses stratégies de traduction. Les premières manifestations d'hétérolinguisme sur les scènes franco-canadiennes à l'ouest du Québec contribuent à l'affirmation de la langue vernaculaire qui a marqué les années 1970 (Ladouceur 2010a). Comme c'est le cas de Je m'en vais à Régina du Franco-Manitobain Roger Auger, produite à St-Boniface en 1976. La nouveauté de cette écriture bilingue suscite des réserves et la pièce n'a pas fait l'objet d'une traduction. Quelques années plus tard, l'auteur franco-ontarien Jean Marc Dalpé propose des textes hétérolingues où l'anglais occupe une place minime et accessoire (Ladouceur 2010b). Créée en 1988, sa pièce Le chien fait l'objet d'une traduction anglaise qui efface les traces d'hétérolinguisme du texte initial.

La communication envisagée traitera des défis que posent à la traduction ces textes de théâtre hétérolingues, des frontières qu'ils tracent et des procédés mis en œuvre par la traduction pour les franchir ou les déplacer. Elle fera voir, enfin, les obstacles que rencontre la traduction d'une écriture hétérolingue où les frontières entre les langues deviennent de plus en plus poreuses et où le sens de l'énoncé réside dans la perméabilité des divers codes linguistiques en présence.

Résumé du colloque

Dans le cadre de ce colloque, nous invitons les personnes intéressées à la réflexion sur le rapport entre la traduction et la notion de frontière, tant physique que métaphorique, afin d’analyser le rôle que la traduction et les traducteurs jouent dans les échanges interlinguistiques et interculturels.

La frontière, cette limite entre deux territoires, prend parfois la forme d’une véritable région frontalière, avec toute la complexité que cela implique. En traductologie, l’un des principaux apports des théories « culturelles », néo-coloniales, et féministes a été de formuler la problématique de la traduction en termes pluriels, en dépassant l’aspect binaire de la culture source et de la culture cible. La traduction se présente alors comme un espace d’échange, de mixité, de métissage linguistique (aspects linguistiques, culturels, sociologiques, voire anthropologiques de la traduction); mais aussi un lieu de pouvoir (création des identités nationales, contrôle des influx migratoires et des influences étrangères, question des politiques linguistiques et culturelles), et potentiellement, de conflit (enjeux politiques et diplomatiques de la traduction, rôle des traducteurs et interprètes comme médiateurs).

Contexte

section icon Thème du congrès 2013 (81e édition) :
Savoirs sans frontières
news icon Thème du colloque :
La traduction comme frontière
section icon Date : 9 mai 2013

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Titre du colloque :

La traduction comme frontière

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Thème du colloque :

La traduction comme frontière