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Karine Philibert : Université de Sherbrooke
Afin de faire face à une pénurie de main-d’œuvre considérable, de plus en plus d’intérêt est porté aux infirmières diplômées hors-Québec (DHQ) (OIIQ, 2007). Pourtant, et cela malgré une période d’actualisation obligatoire de 600 heures, les DHQ réussissent moins bien l’examen d’entrée à la profession que les infirmières formées au Québec (DQ). Au 1er tour, les DHQ accusent un taux de succès de 49% vs 75% pour les infirmières DQ, et de 60% vs 85% au 3e tour (OIIQ 2010). Force est de constater le manque de données probantes quant aux facteurs explicatifs de leur réussite à l’examen professionnel. Cette étude qualitative exploratoire vise à combler ce vide, en permettant de cibler ces facteurs et à faire ressortir des pistes de stratégies d’action pour les gestionnaires et les décideurs politiques du Québec. Les données ont été recueillies par le biais de trois groupes de discussion ciblés de 6-8 participants chacun, soit un premier groupe composé d’infirmières DHQ ayant réussi l’examen de l’OIIQ dès la première tentative, un deuxième de DHQ ayant réussi l’examen à la 2e ou 3e tentative, et une dernier groupe de DHQ ayant échoué leur démarche de certification. L’analyse thématique laisse entendre que le support des pairs et des gestionnaires ainsi que les périodes de pratiques préparatoires ont une influence positive sur leur succès, alors que le stress, le style d’examen, et le manque de connaissance sont cités comme facteurs explicatifs de l’échec à l’examen.
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