Veuillez choisir le dossier dans lequel vous souhaitez ajouter ce contenu :
Membre a labase
Annabelle Caron
Alors que la didactique du français oral a pris un essor fulgurant au Québec depuis les années 1990 (Bergeron et Plessis-Bélair, 2012; Bergeron, Plessis-Bélair et Lafontaine,
2009; Dolz et Schneuwly, 1998, 2002; Lazure, 1995; Plessis-Bélair, Lafontaine et Bergeron, 2007), les recherches actuelles n'ont que trop peu effleuré les modalités d'évaluation de la qualité du français oral des futurs enseignants. En effet, ce thème incontournable dans le cadre de la formation des futurs maîtres souffre d'une méconnaissance des diverses modalités d'évaluation de sa qualité par les formateurs universitaires (Mottet et Gervais, 2007). Le développement des compétences en littératie au regard des 10 valeurs ajoutées à la notion de littératie (Hébert et Lépine, 2012) est la perspective choisie afin de présenter les résultats obtenus dans le cadre d'une étude exploratoire s'intéressant aux qualités métrologiques de grilles d'observation de l'oral. Alors que très peu des indicateurs des deux grilles se sont avérés fidèles et valides, néanmoins, la compétence linguistique et la compétence discursive ont regroupé le plus grand nombre d'indicateurs fidèles et valides au regard de notre étude.
L’équipe de recherche en littératie et inclusion de l’UQO et la Chaire interdisciplinaire de recherche en littératie et inclusion au Pavillon du Parc-UQO poursuivent des objectifs complémentaires sur le plan du développement des compétences en littératie et de stratégies permettant aux milieux d’informer et de mieux desservir les personnes vulnérables afin de contribuer ainsi à accroître leur participation citoyenne et leur inclusion. En effet, les recherches actuelles portant sur la littératie francophone démontrent que ce terme, maintes fois défini, est encore problématique, car il est à la fois trop général ou trop restreint selon les contextes scolaires ou professionnels dans lesquels il est utilisé (Hébert et Lépine, 2012). D’une part, des organisations renommées comme Statistique Canada, l’UNESCO et l’OCDE utilisent ce concept et l’identifient comme étant un facteur de développement majeur des individus et des sociétés; d’autre part, les réformes scolaires en francophonie du Nord traitent de la littératie en l’intégrant à des situations d’apprentissage complexes devant se réaliser dans des contextes variés et authentiques. Également, les conclusions des recherches portant sur les compétences en littératie touchent directement la question d’inclusion scolaire. Si l’éducation inclusive renvoie d’abord aux élèves handicapés ou en difficulté d’apprentissage, l’enseignement en contexte multiethnique peut aussi être associé à un phénomène d’inclusion puisqu’il exige des enseignants qu’ils adoptent des pédagogies différenciées (Hébert et Lafontaine, 2010). Il convient également d’examiner à la fois le développement des compétences en littératie des élèves, mais aussi les environnements humains et les contextes socioculturels qui les soutiennent puisque l’inclusion complexifie le travail et augmente les responsabilités des enseignants. Deux axes sont proposés : développement des compétences en littératie en contexte d’inclusion et développement des compétences en littératie en contexte scolaire.