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La lecture de l'image chez les enfants du premier cycle du primaire : regard sur la notion de récit

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Catherine Deshaies : UQAM - Université du Québec à Montréal

Résumé de la communication

Avant même de maitriser la lecture, les enfants devraient avoir acquis une certaine capacité à construire des liens de causalité entre les éléments d'un récit, ce qui sert de pilier fondateur à l'acquisition de la compétence de compréhension en lecture (Boisclair et al., 2004; Makdissi et Boisclair, 2004). Au primaire, les images des albums sont souvent mises à profit pour travailler la compréhension du récit, et pour cause : aux premiers stades de leur apprentissage, c'est par les images que les enfants se représentent le récit (Makdissi et Boisclair, 2004) et qu'ils peuvent amorcer le travail d'appréciation de l'image (Lemonchois, à paraitre) et d'investissement subjectif dans l'œuvre littéraire (Langlade, 2008).

Or, nous avons, dans le cadre de cette recherche descriptive, constaté des difficultés chez des enfants de première et deuxième années du primaire appelés à anticiper un récit à partir d'images de celui-ci. L'analyse de contenu (Bardin, 1996) des écrits de ces enfants et des verbatims de cercles de lecture autour de la lecture d'albums jeunesse dévoile des difficultés en lien avec l'anticipation du récit par la lecture d'images et avec la construction d'inférences causales. Nous nous proposons de décrire ces difficultés en lien avec la structuration, chez l'enfant, de la notion de récit.

Résumé du colloque

Le champ de recherche de la didactique du français s’intéresse depuis ses origines à l’enseignement et à l’apprentissage de la littérature à l’école. Depuis quelques années cependant, une attention marquée est dévolue à la littérature dite de jeunesse dans le cadre scolaire. D’une part, au Québec, le monde de l’édition pour la jeunesse est passé, au cours des 30 dernières années, de la pénurie à la profusion de productions (Lepage, 2003). Les jeunes lecteurs sont maintenant mis en contact avec de nombreuses œuvres littéraires de genres et de formes de plus en plus variés. D’autre part, depuis le début des années 2000, les programmes scolaires des principaux pays de la francophonie ont donné ou redonné une place importante à la littérature de jeunesse dans la classe de français. Le programme québécois pour le primaire, par exemple, fait de cette littérature le lieu d’orchestration et de synthèse des compétences à lire, à écrire et à communiquer oralement. En matière d’enseignement et d’apprentissage de la littérature de jeunesse, il convient donc de développer chez les élèves des compétences liées à l’appréciation littéraire, mais aussi de construire chez ces apprenants une réelle appétence à découvrir des œuvres résistantes. Or, construire didactiquement le goût de lire demeure un défi pour les didacticiens et les enseignants. Il nous apparait donc nécessaire, plus de dix ans après la mise en place progressive de nouveaux programmes de formation, de nous questionner sur le rôle de la littérature de jeunesse dans l’éducation préscolaire et l’enseignement primaire et secondaire. Voici quelques questions qui seront traitées dans le cadre de ce colloque : Quels dispositifs didactiques novateurs mettre en place pour enseigner et faire apprendre différentes stratégies en lecture littéraire? Comment exploiter les interactions texte-images dans les œuvres pour la jeunesse? Comment différencier l’enseignement des œuvres intégrales dans des classes de plus en plus hétérogènes?

Contexte

section icon Thème du congrès 2013 (81e édition) :
Savoirs sans frontières
section icon Date : 9 mai 2013

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