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Julie Myre-Bisaillon : Université de Sherbrooke
L'entrée à la maternelle marque le début de l'instruction formelle du jeune enfant et implique des attentes quant à l'apprentissage de la lecture et de l'écriture. Plusieurs auteurs suggèrent que la collaboration entre les parents et les enseignants est essentielle dans le développement de la lecture et de l'écriture et que les pratiques d'éveil s'inscrivant dans un partenariat entre l'école et la famille contribuent au développement des compétences langagières chez les enfants. Les résultats présentés aborderont les pratiques parentales d'ÉLÉ, le type d'activités proposées aux parents à partir de la littérature de jeunesse, de même que les observations des comportements durant les activités à l'école. Il s'agira également de réfléchir à la nécessité de former les parents de milieux défavorisés à des pratiques d'ÉLÉ qu'ils sont en mesure de poursuivre à la maison. Le service de garde en milieu scolaire est également un milieu de vie important pour les enfants qui y passent en moyenne 15 heures par semaine. Si le partenariat avec le milieu familial est souvent abordé, le rôle des éducatrices en services de garde a été très peu étudié. Cet autre milieu fera donc également l'objet d'une réflexion quant à sa richesse pour exploiter la littérature de jeunesse dans l'objectif d'augmenter la stimulation langagière des enfants.
Le champ de recherche de la didactique du français s’intéresse depuis ses origines à l’enseignement et à l’apprentissage de la littérature à l’école. Depuis quelques années cependant, une attention marquée est dévolue à la littérature dite de jeunesse dans le cadre scolaire. D’une part, au Québec, le monde de l’édition pour la jeunesse est passé, au cours des 30 dernières années, de la pénurie à la profusion de productions (Lepage, 2003). Les jeunes lecteurs sont maintenant mis en contact avec de nombreuses œuvres littéraires de genres et de formes de plus en plus variés. D’autre part, depuis le début des années 2000, les programmes scolaires des principaux pays de la francophonie ont donné ou redonné une place importante à la littérature de jeunesse dans la classe de français. Le programme québécois pour le primaire, par exemple, fait de cette littérature le lieu d’orchestration et de synthèse des compétences à lire, à écrire et à communiquer oralement. En matière d’enseignement et d’apprentissage de la littérature de jeunesse, il convient donc de développer chez les élèves des compétences liées à l’appréciation littéraire, mais aussi de construire chez ces apprenants une réelle appétence à découvrir des œuvres résistantes. Or, construire didactiquement le goût de lire demeure un défi pour les didacticiens et les enseignants. Il nous apparait donc nécessaire, plus de dix ans après la mise en place progressive de nouveaux programmes de formation, de nous questionner sur le rôle de la littérature de jeunesse dans l’éducation préscolaire et l’enseignement primaire et secondaire. Voici quelques questions qui seront traitées dans le cadre de ce colloque : Quels dispositifs didactiques novateurs mettre en place pour enseigner et faire apprendre différentes stratégies en lecture littéraire? Comment exploiter les interactions texte-images dans les œuvres pour la jeunesse? Comment différencier l’enseignement des œuvres intégrales dans des classes de plus en plus hétérogènes?
Thème du colloque :