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La notion de poste de travail et le développement des compétences en littératie : expertise de l'enseignante et rapport aux savoirs des élèves

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Pascal Dupont : Université de Toulouse

Résumé de la communication

Les derniers indicateurs publiés concernant le niveau de maîtrise de la langue des élèves français (MEN, 2012) indiquent un accroissement du nombre d'élèves français dans les faibles niveaux de compétences ce qui conduit à envisager de nouvelles propositions didactiques pour les enseigner. Notre problématique s'inscrit dans le cadre de la notion de littératie et des valeurs ajoutées qu'elle véhicule (Lépine, Hébert, 2012) et de la théorie de l'action conjointe en didactique (Sensevy, Mercier, 2007). Plutôt que d'en rester à une analyse des apprentissages et des produits réalisés en classe en termes de déficiences (Bauthier, Rayou, 2009), nous proposons aux enseignants de s'engager dans des ingénieries coopératives afin d'améliorer la visibilité des objets d'apprentissage.

Nous importons pour ce faire, du champ de l'ergonomie dans celui de la didactique, la notion de poste de travail, comme forme transactionnelle. Ces postes sont élaborés à partir de différents paramètres (dispositif spatio-temporel, outils ostensifs et sémiotiques, tâches techniques, contraintes, produit attendu évaluable). Il s'agit de modifier, en amont, certaines variables afin de focaliser l'analyse de séances enregistrées sur leur impact, puis de contraster cette analyse avec celle de séances de même nature sans postes de travail, effectuées dans une classe témoin. Une évaluation commune des élèves des deux classes devrait permettre de constater si le rapport au savoir des élèves s'en trouve modifié.

Résumé du colloque

L’équipe de recherche en littératie et inclusion de l’UQO et la Chaire interdisciplinaire de recherche en littératie et inclusion au Pavillon du Parc-UQO poursuivent des objectifs complémentaires sur le plan du développement des compétences en littératie et de stratégies permettant aux milieux d’informer et de mieux desservir les personnes vulnérables afin de contribuer ainsi à accroître leur participation citoyenne et leur inclusion. En effet, les recherches actuelles portant sur la littératie francophone démontrent que ce terme, maintes fois défini, est encore problématique, car il est à la fois trop général ou trop restreint selon les contextes scolaires ou professionnels dans lesquels il est utilisé (Hébert et Lépine, 2012). D’une part, des organisations renommées comme Statistique Canada, l’UNESCO et l’OCDE utilisent ce concept et l’identifient comme étant un facteur de développement majeur des individus et des sociétés; d’autre part, les réformes scolaires en francophonie du Nord traitent de la littératie en l’intégrant à des situations d’apprentissage complexes devant se réaliser dans des contextes variés et authentiques. Également, les conclusions des recherches portant sur les compétences en littératie touchent directement la question d’inclusion scolaire. Si l’éducation inclusive renvoie d’abord aux élèves handicapés ou en difficulté d’apprentissage, l’enseignement en contexte multiethnique peut aussi être associé à un phénomène d’inclusion puisqu’il exige des enseignants qu’ils adoptent des pédagogies différenciées (Hébert et Lafontaine, 2010). Il convient également d’examiner à la fois le développement des compétences en littératie des élèves, mais aussi les environnements humains et les contextes socioculturels qui les soutiennent puisque l’inclusion complexifie le travail et augmente les responsabilités des enseignants. Deux axes sont proposés : développement des compétences en littératie en contexte d’inclusion et développement des compétences en littératie en contexte scolaire.

Contexte

section icon Thème du congrès 2013 (81e édition) :
Savoirs sans frontières
section icon Date : 9 mai 2013

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