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La stratégie sénégalaise du faire faire et la construction du sens de la gouvernance de l'éducation non formelle

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Abdoulaye Anne : Université Laval

Résumé de la communication

Dans le cadre de notre thèse de doctorat, nous avons étudié l'expérience sénégalaise de décentralisation de l'éducation, avec la stratégie du faire faire. L'analyse de l'initiative, à la lumière de perspectives critiques de dé/re/construction du sens (Weick, 1995 et 2001; Spillane, 1998 et 2000), a permis de constater un conflit entre un sens qui tente d'inscrire le projet dans une dynamique de participation et un autre qui le place plutôt dans une dynamique de marchandisation (Lessard, 2006; Charlier, 2003). Nous allons, dans notre communication, revenir sur ces sens divergents de la nouvelle gouvernance de l'éducation et sur le jeu des acteurs impliqués.

Résumé du colloque

À l’heure où la gouvernance des universités et des cégeps est remise en question, où les commissions scolaires sont interpellées et où les pressions sur le système d’éducation québécois sont de plus en plus fortes pour que les acteurs rendent des comptes sur sa performance, ce colloque propose de rassembler des chercheurs et des praticiens sur le thème de la gouvernance du système éducatif. La gouvernance se définit dans le cadre de réseaux d’échanges dont la hiérarchie est plus horizontale et qui accordent une importance accrue aux intérêts, aux valeurs et aux stratégies des « parties prenantes ». Pour Gaudin (2002), « La gouvernance, ce serait donc tout bonnement de l’action publique en réseaux, une pratique relationnelle de coopérations non prédéfinies et toujours à réinventer, à distance des armatures hiérarchiques du passé et des procédures routinisées ». En référence à Laidi (2004), la gouvernance, c'est la souveraineté partagée avec d'autres acteurs, et pas seulement l'État. Elle se déploie sur un vaste terrain de jeu où sont mis en cause des intérêts multiples et souvent divergents, ce qui donne lieu à des affrontements inévitables et à une négociation continuelle (Moreau Desfarge, 2003). Le résultat de cette négociation devient une sorte de compromis viable et limité dans le temps entre des conceptions souvent différentes, voire antagonistes, de ce qu’est la meilleure façon de gouverner (Pelletier, 2001; Larouche, 2011).

Si les nombreux acteurs du système éducatif ont intégré le discours plaçant au premier plan la gouvernance, il y a lieu de mettre en lumière les fondements de ce discours et d’en examiner la cohérence. Que nous dit la recherche sur les tendances qui caractérisent la gouvernance en éducation depuis les années 1960? Y-a-t-il des particularités selon les différents niveaux? Quels liens peut-on faire avec la gouvernance qui s’exerce dans les autres secteurs de l’action publique et dans d’autres systèmes éducatifs? Quels sont les acteurs qui influencent véritablement les décisions (qui gouverne?)? Comment se traduisent leurs discours dans les différentes réalités et quels modes de décision sont privilégiés?

Contexte

section icon Thème du congrès 2013 (81e édition) :
Savoirs sans frontières
section icon Date : 9 mai 2013

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