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La vie à l'intersection de la lignée et du métabolisme. Vers une typologie de l'individualité

TH

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Thiago Hutter : Université de Montréal

Résumé de la communication

La problématique de la question de l'individualité biologique est imposante en raison d'un manque de définition précise de certains termes communément utilisés en philosophie de la biologie. En s'inspirant de Dupré et O'Malley Varieties of Living Things : Life at the intersection of Lineage and Metabolism nous proposerons donc une définition de l'individualité biologique. L'attrait de cette approche consiste en ce qu'elle ne présuppose pas une vision paradigmatique de l'individualité. Ainsi, notre définition doit pouvoir rendre compte également des organismes parfois escamotés dans les études philosophiques tels que les microorganismes et les végétaux. Afin d'expliciter ce dernier point, notre étude sera centrée plus spécifiquement sur le cas de l'individualité des biofilms, tel que présenté par O'Malley et Dupré dans Size doesn't matter : towards a more inclusive philosophy of biology, ainsi que l'individualité des plantes tel que présentée par Clarke dans Plant individuality : a solution to the demographer's dilemma. L'analyse de ces deux dernières approches nous permettra de mettre au jour les complications issues de la présupposition d'une vision paradigmatique de l'individualité ainsi que les manières de surmonter ces dernières.

Résumé du colloque

Nous nous souvenons tous de cette phrase assassine qui clôturait les Thèses sur Feuerbach de Marx et Engels : « Les philosophes n’ont fait qu’interpréter le monde de différentes manières, ce qui importe, c’est de le transformer. » Loin d’en entériner d’emblée le constat, la Société de Philosophie du Québec (SPQ) voudrait plutôt, pour son Congrès 2013, convier les philosophes de tous horizons à réfléchir et échanger sur la manière dont la philosophie a, de tous temps, compris son efficace sur le monde. Que le moteur de l’acte de philosopher soit de transformer celui qui en est l’auteur, celui à qui il s’adresse ou encore l’objet qu’il se donne, on ne saurait douter que la philosophie même lorsqu’elle interprète le monde, cherche toujours à le transformer, lui ou ses habitants. À moins, bien sûr, que la philosophie ne soit que le reflet des changements qui s’opèrent dans le monde dont elle est issue…

S’agit-il, comme dans le cas des tentatives qui visent à définir la « vie bonne », de fournir les conditions de possibilité d’une maîtrise ou d’une production de soi, alors la philosophie se donne comme remède, hygiène, exercice ou démarche créatrice. Pour les philosophies qui prennent pour objet les pratiques sociales et les normes sur lesquelles elles s’articulent, c’est leur propre teneur théorique qui prend valeur de praxis dans un effort pour « changer la façon commune de penser » (Denis Diderot). Ainsi, qu’elle demeure purement critique ou qu’elle se donne pour fondatrice de normes nouvelles, la philosophie, toujours, cherche à atteindre les institutions qui fabriquent le sujet ou qui structurent ses relations au monde ou aux autres et d’en ébranler la légitimité.

Les questions qui sont ouvertes par ce thème sont nombreuses et cherchent à rendre possible la constitution d’échanges féconds entre philosophes issus de toutes les spécialisations et de toutes les écoles.

Contexte

section icon Thème du congrès 2013 (81e édition) :
Savoirs sans frontières
section icon Date : 9 mai 2013

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