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Marcelo Acosta : Université Laval
Dans ce travail nous analyserons les difficultés qui existent dans la mise en valeur de sites archéologiques étendus et des stratégies afin de mettre en valeur ces sites. Nous prendrons comme exemple les 4 missions Jésuites en Argentine, considérées Patrimoine de l'Humanité depuis 1985, qui présentent différents degrés de préservation. Une de ces quatre (San Ignacio Mini) est largement favorisée par le financement de l'État Argentin alors que les trois autres sont sous-financées au profit de l'industrie touristique développée autour de San Ignacio Mini. La Province Jésuitique du Paraguay (1610-1767) comprenait trente missions dont quinze font maintenant partie du patrimoine Argentin et seule 4 font partie du patrimoine de l'Humanité. Située au centre du village de San Ignacio, la mission constitue le lieu le mieux financé pour ses attraits touristiques. Contrairement à San Ignacio Mini, la mission de Nuestra Señora de Loreto, située à 16 km au sud de San Ignacio Mini et à 3 km du village du même nom, a été sporadiquement fouillée. Ce qui a causé la détérioration et abandon du site et en conséquence des difficultés additionnelles pour la recherche. Les autorités gouvernementales considèrent typiquement, que toutes les missions Jésuites sont semblables et uniformes. Cette perception incorrecte explique en grande parties la distribution inégale, des ressources allouées à la recherche et le sous financement chroniques des projets d'explorations et de recherches de ces autres sites.
Le CELAT (Centre interuniversitaire d’études sur les lettres, les arts et les traditions) propose de tenir son colloque annuel à l’Acfas sur le thème « Lieux de passage et vivre-ensemble ». Depuis deux ans, notre centre développe une expertise sur le concept de vivre-ensemble, entendu comme les formes et les enjeux de la vie collective découlant de la diversité et du pluralisme, marquant les relations entre les groupes majoritaires et minoritaires ou minorisés et les individus qui les composent, leurs interactions et formes de vie et d’expression, leurs appartenances à des territoires, leurs langages, leurs mémoires et leurs expérimentations. Pour ce colloque, nous souhaitons explorer ce concept à travers les « lieux de passage » qui forment un véritable laboratoire des relations du nous-même au nous-autre marquant une évolution constante du vivre-ensemble. Nous entendons par lieux de passage autant des espaces physiques que des espaces temporels ou symboliques, dont les frontières sont inexistantes ou en perpétuelle redéfinition. À l’ère de la pluralisation croissante des sociétés et de la mouvance de celles-ci, le vivre-ensemble trouve toute sa pertinence dans ces lieux de passage.
Pour explorer cette thématique, une séance plénière organisée autour de ces deux notions permettra de réfléchir à ces deux notions envisagées différemment selon les implications (trans-)disciplinaires de chacun. Par la suite, quatre grands axes de recherche ont été identifiés afin de traiter de la question sous des perspectives différentes. Le premier concerne le vivre-ensemble appréhendé à travers les lieux de la mobilité pour saisir la reconceptualisation des frontières normatives, que celles-ci soient corporelles (corps et média), transnationales (mobilité franco-canadienne) ou sociétales (politique et artistique). Le deuxième axe se consacre à la trame narrative des lieux naturels et bâtis comme reflet de la collectivité, trame examinée à partir de la question de l’urbanisation diffuse à l’aune du développement durable. Le troisième explore la mise en représentation du vivre-ensemble à travers des sites patrimoniaux en crise qui connaissent une période de transition. Le quatrième s’articule autour de lieux sujets à la performativité du vivre-ensemble qui amènent une réflexion sur le rôle de l’art dans la sphère publique (l’art et la ville) ou scientifique (audio-vision et expériences du monde).
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