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Le programme d'incitatifs à la mise au rancart de vieux véhicules au Québec : justice procédurale et mobilité

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Ugo Lachapelle : École des Sciences de la Gestion (ESG) - UQAM

Résumé de la communication

Le programme « Adieu Bazou » vise le retrait préventif de véhicules produit avant 1995 de manière à réduire les émissions de gaz à effet de serre et de polluants atmosphériques. Les vieux véhicules sont échangés contre des rabais automobile, des titres de transport en commun, d'autres incitatifs aux transports alternatifs ou une petite somme d'argent. Le programme réduit toutefois le parc d'automobiles bon marché disponibles pour les populations moins nanties, réduisant potentiellement leur habilité à se déplacer. Est-ce que le programme québécois, et la structure d'incitatif qu'il offre permettent aux populations moins nanties d'en bénéficier? Les populations moins nanties participant au programme ont par exemple tendance à choisir l'incitatif en argent, d'une valeur bien moindre que les autres incitatifs, mais qu'ils touchent plus rapidement. D'autres questions de justice procédurale, de justice environnementale et d'inégalités dans la distribution des avantages et inconvénients des programmes de recyclage dans le monde sont présentées.

Résumé du colloque

Nous nous souvenons tous de cette phrase assassine qui clôturait les Thèses sur Feuerbach de Marx et Engels : « Les philosophes n’ont fait qu’interpréter le monde de différentes manières, ce qui importe, c’est de le transformer. » Loin d’en entériner d’emblée le constat, la Société de Philosophie du Québec (SPQ) voudrait plutôt, pour son Congrès 2013, convier les philosophes de tous horizons à réfléchir et échanger sur la manière dont la philosophie a, de tous temps, compris son efficace sur le monde. Que le moteur de l’acte de philosopher soit de transformer celui qui en est l’auteur, celui à qui il s’adresse ou encore l’objet qu’il se donne, on ne saurait douter que la philosophie même lorsqu’elle interprète le monde, cherche toujours à le transformer, lui ou ses habitants. À moins, bien sûr, que la philosophie ne soit que le reflet des changements qui s’opèrent dans le monde dont elle est issue…

S’agit-il, comme dans le cas des tentatives qui visent à définir la « vie bonne », de fournir les conditions de possibilité d’une maîtrise ou d’une production de soi, alors la philosophie se donne comme remède, hygiène, exercice ou démarche créatrice. Pour les philosophies qui prennent pour objet les pratiques sociales et les normes sur lesquelles elles s’articulent, c’est leur propre teneur théorique qui prend valeur de praxis dans un effort pour « changer la façon commune de penser » (Denis Diderot). Ainsi, qu’elle demeure purement critique ou qu’elle se donne pour fondatrice de normes nouvelles, la philosophie, toujours, cherche à atteindre les institutions qui fabriquent le sujet ou qui structurent ses relations au monde ou aux autres et d’en ébranler la légitimité.

Les questions qui sont ouvertes par ce thème sont nombreuses et cherchent à rendre possible la constitution d’échanges féconds entre philosophes issus de toutes les spécialisations et de toutes les écoles.

Contexte

section icon Thème du congrès 2013 (81e édition) :
Savoirs sans frontières
section icon Date : 9 mai 2013

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