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Maria Dasca : Universitat Pompeu Fabra
Objet de persécution, la littérature catalane publiée entre 1950 et 1975 subit des problèmes pour reprendre le contacte avec les lecteurs. Certains écrivains en catalan, tels que les romanciers Mercè Rodoreda et Francesc Benguerel, essayent d'élargir la diffusion de leur œuvres à travers la traduction (ou auto-traduction) vers l'espagnol. Dans ce processus, ils introduisent des changements dans la conception et révision de leurs textes. Dans ce sens, la traduction entre des langues proches peut être considérée comme une partie intégrante du processus de création. Cette opération n'est possible qu'avec la complicité d'un marché éditorial en émergence et le déploiement d'un système bilingue de prix littéraires.
L'objectif de cette communication est d'établir un bilan sur le rôle de la traduction vers l'espagnol dans la création littéraire catalane entre 1950 et 1975. Dans notre étude, on vaprendre en considération : a) le contexte de parution de chaque ouvrage et le degré d'intervention de la censure, b) le rôle des acteurs du marché éditorial, c) le modèle linguistique et littéraire sous-jacent à chaque version des textes.
Dans le cadre de ce colloque, nous invitons les personnes intéressées à la réflexion sur le rapport entre la traduction et la notion de frontière, tant physique que métaphorique, afin d’analyser le rôle que la traduction et les traducteurs jouent dans les échanges interlinguistiques et interculturels.
La frontière, cette limite entre deux territoires, prend parfois la forme d’une véritable région frontalière, avec toute la complexité que cela implique. En traductologie, l’un des principaux apports des théories « culturelles », néo-coloniales, et féministes a été de formuler la problématique de la traduction en termes pluriels, en dépassant l’aspect binaire de la culture source et de la culture cible. La traduction se présente alors comme un espace d’échange, de mixité, de métissage linguistique (aspects linguistiques, culturels, sociologiques, voire anthropologiques de la traduction); mais aussi un lieu de pouvoir (création des identités nationales, contrôle des influx migratoires et des influences étrangères, question des politiques linguistiques et culturelles), et potentiellement, de conflit (enjeux politiques et diplomatiques de la traduction, rôle des traducteurs et interprètes comme médiateurs).
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