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Josée Vaillancourt : Université Laval
Le Programme de formation de l'école québécoise (2001) reconnaît le domaine des arts, dont fait partie la musique. Le programme, structuré dans une perspective de développement de compétences, s'appuie sur une conception constructiviste et socioconstructiviste de l'apprentissage, plaçant l'élève au centre de ses apprentissages. À travers le développement des compétences disciplinaires (Créer, Interpréter, Apprécier), il préconise le développement de compétences transversales et de domaines généraux de formation, favorisant ainsi le développement global de l'élève. Au début du XXe siècle, Émile-‐Jaques Dalcroze (1865-‐1950) crée la Rythmique, une approche pour l'enseignement de la musique où le mouvement corporel tient une place prépondérante, comme moyen d'éducation musicale. Pédagogue et musicien, Dalcroze considère que le rôle principal de l'éducation est d'amener l'enfant à se connaître et à développer sa personnalité. La mise en relation des fondements relatifs au Programme de formation et de ceux qui soustendent la Rythmique Dalcroze devrait fournir certaines réponses à la question suivante : En quoi les fondements de la Rythmique, tels qu'interprétés par des didacticiens et des chercheurs contemporains, sont-‐ils en cohérence avec ceux du Programme de formation de l'école québécoise et quelle peut être la contribution de la Rythmique à la mise en œuvre du programme, à l'égard du développement artistique et musical?
Ce colloque offre la possibilité de réfléchir aux différentes manières dont l’éducation artistique incite à aller au-delà des frontières individuelles et collectives. D’une part, il permet d’interroger les pratiques d’éducation artistique, les programmes, les façons d’accompagner les étudiants et les perspectives d’avenir de la recherche dans ce domaine. D’autre part, il touche la manière dont cette formation favorise l’affirmation de la singularité de chacun et la communication afin de mieux se connaître et comprendre le monde dans lequel nous vivons. En tenant ainsi compte de l’expérience individuelle, il amène à réfléchir sur la signification que prend cette formation dans le contexte sociétal actuel où la quête de performance prédomine.
Que les recherches se réalisent dans des contextes professionnels, scolaires, collégiaux ou universitaires, elles laissent entendre que l’éducation artistique participe activement à renouveler les pratiques en art dramatique/théâtre, en arts visuels, en danse et en musique. Comment cette formation est-elle d’actualité tout en se référant à sa propre histoire? Comment permet-elle l’émergence des savoirs et l’acquisition de compétences? Comment reflète-t-elle un rapport à soi et à l’altérité? Jusqu’où les différents programmes constituent-ils des espaces propices à la création? C’est dans un esprit d’échange et de dialogue que ces questions seront abordées afin de partager l’expertise de chacun des participants et qu’elle serve à bâtir un nouveau savoir dans le domaine des arts.
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