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Diane Baillargeon : Université de Montréal
Si à la fin du XXe siècle, il fallait, pour exister avoir son site Internet, cela ne suffit maintenant plus. Il faut dorénavant faire sa niche dans le Web 2.0 en général et sur les réseaux sociaux en particulier. De plus en plus de services d'archives s'attellent donc à cette tâche qui n'est pas de tout repos. Non seulement il faut bien identifier nos objectifs de communication et le meilleur moyen pour les rencontrer, il faut aussi y consacrer les ressources nécessaires. Cette communication a pour objectif de décrire la démarche qu'à suivie la Division de la gestion de documents et des archives de l'Université de Montréal pour faire sa place sur le Web 2.0. Des premières discussions sur l'opportunité d'être présent sur les réseaux sociaux en 2011 au premier Tweet lancé à l'été 2012, la conférence relatera les différentes étapes du projet et fera le bilan de l'expérience de près d'une année.
Présente à toutes les étapes du cycle de vie des documents, recouvrant divers aspects comme l'accès, la valorisation, la référence et la promotion, l'exploitation des archives se révèle une dimension aux multiples facettes qui, à l'ère numérique, connaît une évolution remarquable. Depuis les expositions virtuelles jusqu'aux archives à voix haute en passant par le déploiement du Web 2.0, les archives sont mises à profit dans des réalisations, des milieux et auprès de clientèles des plus variées. Mais si le numérique joue un rôle de premier plan dans la mise en valeur des archives, il provoque aussi de nombreux changements : nouveaux acteurs, nouveaux lieux d'archivage, nouvelles pratiques, etc. De plus, la révolution numérique n'apporte pas que des bénéfices. Ses vertus ont aussi des effets pervers. À titre d'exemple, la gratuité n'est en fait qu'un nouveau modèle commercial et les traces numériques des activités sont autant de possibilités de surveillance et de contrôle. Bref, les archivistes sont confrontés à des défis majeurs en termes de mise à disposition des documents dont ils ont la charge : objets de moins en moins tangibles et de plus en plus complexes, nouveaux rapports avec les usagers, changement de temporalités (immédiateté, urgence, interactivité, etc.), passage de la diffusion de l'information à l'accès aux données, droits d'utilisation favorisant le partage et la réutilisation, nouveaux usages des archives à des fins de création, valeur émotive accordée aux documents d'archives, redéfinition des frontières entre le public et le privé, tant au plan individuel qu'institutionnel, passage d'une logique de recherche non plus centrée sur les institutions, mais sur les contenus, etc.
Face à des changements aussi fondamentaux, ce colloque vise la réflexion autour des relations entre les producteurs/propriétaires d'archives, les usagers ainsi que les professionnels qui conçoivent, réalisent ou pilotent des projets de mise en valeur documentaire.
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