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Diane Bouleau : Québec International
Dans la région de la Capitale-Nationale, 23,6% de la population sera âgée de 65 ans et plus en 2021(ISQ 2009). Nous savons tous que le vieillissement de la population aura un impact majeur sur les services, entres autres dans le domaine de la santé. On parle moins toutefois de son impact sur notre économie constituée principalement de petites et moyennes entreprises. L'entrepreneuriat au Québec est encore jeune et la majorité des propriétaires qui ont fondé ces entreprises dans les années 70-80 seront eux aussi en âge de quitter. Près de 40 % des chefs d'entreprises devront transférer leur entreprise d'ici 10 ans. Des ressources comme Québec international et le Centre de transfert d'entreprises sont là pour accompagner les immigrants entrepreneurs depuis l'étranger ! L'enjeu est de taille : faciliter l'arrivée à Québec de personnes ayant la fibre entrepreneuriale et un capital à investir, les aider dans leurs démarches et leur intégration au milieu d'affaires alors qu'ils ne sont pas sur place. En 2012, on estimait à 63 milliards US$ le chiffre d'affaires générés par les entreprises fondées par des immigrants dans les secteurs des services et des logiciels aux États-Unis.
Ce colloque, organisé par l’Équipe de recherche en partenariat sur la diversité culturelle et l’immigration dans la région de Québec (ÉDIQ, FRQSC), aborde la diversité culturelle et l’immigration en dehors des grands centres en questionnant les phénomènes d’insertion durable et de mobilité à la lumière des notions de transition, de qualité de vie et de sentiment d’appartenance. Il a pour but d’identifier les forces créatrices et les ressources d’inventivité des personnes, des groupes et des institutions au travers et au-delà des limites de la diversité. Une première hypothèse pose que les nouveaux arrivants ainsi que la population locale vivent des transitions qui questionnent les identités et les appartenances à partir de leurs ancrages historiques et de leurs dynamiques locales respectives. Une deuxième hypothèse avance que l’adaptation mutuelle, fondée sur la prise en compte des projets personnels et familiaux, sur la reconnaissance des identités et des apports de chacun, et sur la valorisation des apprentissages, des savoirs et des compétences acquis au cours de la mobilité ainsi qu’à travers les relations interculturelles, contribue à la cohésion sociale et à la qualité de vie de l’ensemble des citoyens. À l’heure où la diversité culturelle, historiquement fondatrice de la société québécoise, est remise en question et crée des inquiétudes concernant la cohésion sociale, les activités du colloque sont à même de contribuer à une réflexion sur l’élaboration des politiques et de proposer des manières innovantes d’accompagner les nouveaux arrivants, les membres des groupes minoritaires, la population en général dans un souci d’équité et d’égalité des chances.
Titre du colloque :