Veuillez choisir le dossier dans lequel vous souhaitez ajouter ce contenu :
Membre a labase
Sarah Massicotte-Laforge : UQAM - Université du Québec à Montréal
Cette étude a examiné si la parole des adultes comprend des indices acoustiques qui marquent les catégories syntaxiques. Les sujets étaient des adultes Québécois francophones. Dans l’expérience 1, les sujets ont lu des énoncés [Dét+Nom] et [Pron+Verbe]. Les noms et les verbes étaient des pseudo-mots (par ex., mige, crâle) contrebalancés dans la présentation des énoncés. Les résultats suggèrent que les deux types d’énoncés ne diffèrent pas dans les mesures de leur prosodie : la production des pseudo-mots en nom ou en verbe était équivalente au niveau des caractéristiques prosodiques. L’expérience 2 a mesuré si des énoncés plus longs étaient produits avec des indices acoustiques qui supportent les unités grammaticales. Les mêmes pseudo-mots furent les derniers mots (contrebalancés) dans les deux structures suivantes: 1) [Dét+Adj+Nom] et 2) [[Dét+Nom]+Verbe]. Les résultats ont montré que le dernier mot en tant que nom vs verbe diffère significativement au niveau de la durée, amplitude et intensité; la consonne initiale dans la production du verbe était plus longue, et précédée d’une pause distincte. Le mot précédant le verbe (2) a présenté des indices de frontière distincts (durée, amplitude, intensité), significativement différents que le mot précédant le nom (1). Nous suggérons que les indices dans la parole peuvent aider les bébés à segmenter des énoncés, pour par la suite acquérir les propriétés syntactiques des mots et autres unités syntaxiques selon leur distribution.
Thème du communication :
Domaine de la communication :